Ebola : la France s'apprête à accueillir un premier cas

Brice de la Vingue, Bertrand Draguez et Annette Heinzelmann de l'ONG MSF.[ERIC FEFERBERG / AFP]

Le temps est compté. La volontaire française de Médecins sans frontières (MSF) infectée par le virus Ebola serait attendue ce jeudi soir à l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé, près de Paris.

 

Afin «d’éviter toute contamination d’une tierce personne», comme le souhaitaient les autorités, et de rassurer l'opinion, c’est un protocole ultra-sécurisé qui est déployé pour accueillir le premier cas de la maladie sur le territoire français.

 

Transfert en avion médicalisé

L’évacuation de la victime, que l’ONG a du coordonné depuis le sol africain, devait commencer par son transport depuis la capitale du Libéria, Monrovia. Le transfert vers Paris s’effectuera via un avion médicalisé privé provenant des États-Unis.

C’est ensuite une ambulance  équipée pour ce genre de virus très contagieux qui devrait transporter la patiente, elle-même équipée d'une combinaison protectrice. Tout comme les ambulanciers, parés de masques, lunettes de protection et combinaisons à capuche, d’après le protocole prévu.

Arrivée à l’hôpital, la malade sera ensuite isolée. Saint-Mandé fait partie des neuf établissements préparés à recevoir des patients contaminés par le virus Ebola. Il est équipé spécifiquement de chambres à pression négative munies de deux sas, accessibles uniquement par ascenseur. 

Leur accès est protégé par un capteur optique permettant l’ouverture des portes. Mais si tout semble prêt niveau sécurité, le sort de la malade, lui, reste incertain.

 

Un hôpital spécifiquement équipé

Cette volontaire, dont l’identité n’a pas été révélée, faisait partie du personnel médical de l'ONG présent au Liberia et se trouvait sur place depuis « plusieurs semaines », a indiqué Bertrand Draguez, le directeur médical de MSF. Elle a été placée mardi dans un centre d'isolement de l'organisation dès l'apparition des premiers symptômes.

Les tests de laboratoire ont confirmé une infection au virus d'Ebola, contre lequel il n'existe pour l'instant aucun traitement, ni vaccin homologué, et qui se révèle mortel dans près d’un cas sur deux.

 

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