Grenoble va bannir la publicité de ses rues

Une rue de Grenoble où l'on aperçoit un panneau publicitaire[JEAN-PIERRE CLATOT / AFP]

La municipalité écologiste de Grenoble a décidé de ne pas renouveler son contrat avec le groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux, qui procédera à partir de janvier prochain au démontage de 326 panneaux publicitaires dans les rues de la ville, a-t-on appris dimanche auprès de la mairie.

 

"La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d'expression publique et ne lance pas de nouvel appel d'offre pour de l'affichage publicitaire", indique la mairie dans un dossier de presse publié dimanche, confirmant une information du Dauphiné Libéré et du Journal du Dimanche.

Le démontage durera quatre mois. Au total 326 panneaux publicitaires vont ainsi disparaître de l'espace public grenoblois, dont 227 "sucettes", 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2.051 mètres carré d'espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat.

A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter "une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps".

Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux (associations, acteurs culturels) pour "convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif" laissant plus d'espace pour l'affichage libre, culturel et municipal.

Cette annonce, qui était une promesse de campagne de l'élu EELV Eric Piolle aux dernières municipales, est "une première européenne pour une grande ville", selon la mairie.

Le manque à gagner pour les caisses municipales sera quant à lui "très largement compensé par les économies déjà réalisées sur le budget protocole".

"Rien qu'entre 2013 et 2014, la Ville a en effet réduit son budget réalisé de plus de 190.000 EUR", assure le dossier de presse.

Et face à l'effondrement des recettes de la publicité traditionnelle" avec notamment la concurrence d'internet, la redevance perçue par la ville, qui était de "600.000 EUR par an dans le cadre du contrat 2004-2014", "se serait seulement située dans une fourchette allant de 100 000 à 150 000 EUR par an (avec écrans digitaux" en cas de nouveau contrat, estime-t-elle par ailleurs.

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