Amédy Coulibaly avait subi un contrôle de police de routine fin décembre

Selon une information révélée par le Canard Enchaîné, Amedy Coulibaly et sa compagne Hayat Boumeddiene auraient tous les deux subi un contrôle de police de routine le 30 décembre dernier dans un quartier de l’est parisien.[AFP]

Selon une information révélée par le Canard Enchaîné, Amédy Coulibaly et sa compagne Hayat Boumeddiene auraient tous les deux subi un contrôle de police de routine le 30 décembre dernier dans un quartier de l’est parisien.

 

Le pire aurait-il pu être évité ? D’après l’hebdomadaire satirique le Canard Enchaîné, Amédy Coulibaly, l’assassin de la policière de Montrouge et de quatre juifs présents dans l’épicerie Hyper Casher de la porte de Vincennes, et Hayat Boumeddiene, ont été contrôlés par une patrouille de policiers le 30 décembre 2014.

Le contrôle serait intervenu alors que le couple circulait dans une voiture de location de type Seat Ibiza, avenue Simon Bolivar, à proximité du parc des Buttes-Chaumont (XIXe arrondissement de Paris).

 

Mention PJ02

A la vue du véhicule, deux motards de la Police nationale décident alors de contrôler son conducteur. En l’occurrence Amédy Coulibaly qui vient tout juste de réussir l’examen du permis de conduire. Les policiers constatent dès lors que la voiture est louée au nom d’Hayat Boumeddiene.

Le contrôle se poursuit lorsque les motards choisissent de consulter sur internet le fichier des personnes recherchées. Et se rendent vite compte qu’Amédy Coulibaly possède une fiche à l’antiterrorisme qui comporte la mention PJ02.

 

"Aucune surveillance, pas de filature"

Mention qui, selon le Canard, ordonne aux agents de police de "s'empresser d'obtenir un maximum de renseignements sans attirer l'attention du suspect, considéré comme dangereux et appartenant à la 'mouvance islamiste'".

Face à ce constat, les policiers auraient prévenu leur hiérarchie et les services de l’antiterrorisme de ce contrôle, sans que ceux-ci n’aient la moindre réaction.

Ce n’est que quelques jours plus tard, lorsque Amedy Coulibaly tue la policière de Montrouge, que l’un des motards de la police nationale reconnaît formellement son identité sur la photographie diffusée dans les médias. Il décide alors de rédiger un rapport. "Aucune surveillance, pas de filature", écrit-il, d’après le Canard enchaîné.

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