Centrales nucléaires : tour de vis pour les intrus ?

Une sanction plus lourde est envisagée pour punir les intrusions sur les sites nucléaires français.[/AFP]

Pour en finir avec les visites surprises. Les députés sont appelés à se prononcer jeudi sur une proposition de loi UMP visant à durcir les sanctions appliquées aux individus s’introduisant illégalement sur les sites des centrales nucléaires françaises.

 

Alors que les auteurs de ces opérations coup de poing récoltent aujourd’hui des peines de prison avec sursis, la création d’un délit pénal d’intrusion dans les installations civiles abritant des matières nucléaires est envisagée. 

À la clé : un an de prison et une amende de 15 000 euros. Une peine qui pourrait passer à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende si l’infraction est commise en réunion, ou entraîne des dégradations. Elle serait même portée à sept ans d’incarcération et 100 000 euros d’amende s’il y a usage d’une arme.

 

Un risque pour tout le monde ? 

Parmi les députés, seuls les écologistes ont exprimé leur désaccord avec ce texte. Les associations anti-nucléaires y voient un moyen détourné de faire taire leurs militants, les empêchant de jouer leur rôle de lanceurs d’alertes sur le sujet. Un argument que l’auteur du projet de loi, le député-maire de Dampierre-en-Burly (Loiret), Claude de Ganay, réfute : "Ces intrusions présentent un risque pour les salariés de ces centrales nucléaires, pour les gendarmes mais aussi pour les militants eux-mêmes".

Par ailleurs, les députés s’inquiètent de la multiplication, depuis l’été dernier, des survols des centrales nucléaires par des drones civils. Un rapport sur la question devrait être réclamé au gouvernement, pour trouver comment contrecarrer ce phénomène. 

 

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