Migrants, EELV, Code du travail... le discours de Manuel Valls à La Rochelle

Le premier ministre Manuel Valls lors de son discours de clôture de l'université d'été du PS à La Rochelle, le 30 août 2015 [Jean-Pierre Muller / AFP] Le premier ministre Manuel Valls lors de son discours de clôture de l'université d'été du PS à La Rochelle, le 30 août 2015 [Jean-Pierre Muller / AFP]

Manuel Valls s'est exprimé dimanche à La Rochelle à l'occasion de l'université d'été du PS. Le Premier ministre a abordé plusieurs points de l'actualité française et internationale. 

 

> Les migrants

Manuel Valls a estimé dimanche à La Rochelle que les migrants qui "fuient la guerre, les persécutions, la torture, les oppressions, doivent être accueillis" en France. "Donc, chaque demande d'asile doit être examinée, rapidement", a-t-il ajouté. Les "migrants doivent être traités dignement, abrités, soignés", a-t-il lancé.

 

> Le droit du travail 

Le Premier ministre a appelé à "revoir en profondeur la manière même de concevoir notre réglementation" en matière de droit du travail, défendant le fait de donner "plus de latitude" aux employeurs et aux salariés "pour décider eux-mêmes". Après les propos polémiques du ministre de l'Economie Emmanuel Macron sur le temps de travail, le Premier ministre a par ailleurs affirmé que le débat était "clos". "Il n’est pas question de revenir sur la durée légale du temps de travail", a-t-il lancé sous les applaudissements de la salle.

 

> Les écologistes

Manuel Valls a appelé dimanche la gauche "socialiste, écologiste, radicale" à partir "unie" dès le premier tour des élections régionales de décembre, "si possible partout en France". "C’est unie, oui unie, parce qu'elle a à défendre un bilan", que la gauche doit aborder ce premier tour. "Socialistes, écologistes, radicaux doivent combattre, unis dès le premier tour, dans le Nord-Pas-de-Calais et Picardie, en Provence Alpes-Côte d’Azur. Et si possible partout en France", a plaidé le Premier ministre dans son discours. 

 

> Le Front national 

Suite à l'invitation de la députée FN Marion Maréchal-Le Pen à un débat organisé par un évêque catholique dans le Var, Manuel Valls a dénoncé "les barrières qui tombent". "Derrière cette vulgaire saga familiale", a dit le Premier ministre en référence aux dissensions entre Jean-Marie et Marine Le Pen au Front national, "se profile le risque d’un désastre national", a-t-il mis en garde. 

 

> Le respect 

Le Premier ministre a souligné qu'"à gauche, on se respecte, on ne siffle jamais" après que, la veille, des jeunes socialistes ont conspué Emmanuel Macron, ministre de l’Économie. Manuel Valls venait d'ailleurs de saluer le ministre de l’Économie, suscitant des remous hostiles dans la salle, quand il s'est écarté de son discours de clôture devant l'université d'été du PS pour lancer un plaidoyer en faveur de la tolérance dans les rangs socialistes et de façon plus générale à gauche.

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