COP21 : en avant, marche !

François Hollande. Le président François Hollande. [BERTRAND LANGLOIS / AFP]

A moins de trois mois de la Conférence de Paris pour le climat, la campagne "En avant la COP21 !" est lancée ce jeudi 10 septembre à l’Elysée, afin de montrer la détermination de la France sur ce dossier.

 

Le compte à rebours est lancé avant la conférence de Paris pour le climat, qui se tiendra au Bourget du 30 novembre au 11 décembre. A moins de trois mois du top départ, une grande opération est organisée ce matin, à l’Elysée, pour lancer la campagne "En avant la COP21 !" (un slogan traduit #GoCOP21 sur les réseaux sociaux). Au programme : tables rondes, discours et photo de famille "pour montrer la force et l’unité de la France dans la dernière ligne droite", annonce l’Elysée. Autour de François Hollande seront présents le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, et la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, aux côtés de quelque 400 scientifiques, élus, artistes, chefs d’entreprise ou représentants d’ONG, qui veulent tous faire de ce rendez-vous une "étape essentielle".

 

Paris veut montrer l’exemple

Si Paris affiche ainsi sa mobilisation, c’est pour montrer l’exemple aux 194 autres pays participants à la conférence de décembre, dont l’objectif n’est autre que de parvenir à un accord international pour maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C. Lors de sa conférence de presse, lundi dernier, François Hollande a d’ailleurs averti : "Il y a des risques d'échec s’il n’y a pas d’engagement ferme sur les financements". Car c’est là l’un des buts de la France : obtenir des Etats développés qu’ils s’engagent à débourser 100 milliards de dollars par an à compter de 2020 pour permettre aux pays en développement de lutter contre le dérèglement climatique.

La promesse avait été faite lors de la conférence de Copenhague en 2009, mais ne s’est jamais concrétisée. Les petits Etats insulaires, premières victimes du changement climatique alors qu’ils polluent très peu, s’apprêtent d’ailleurs à implorer les grandes nations d’enrayer le réchauffement de la planète, lors du Forum des îles du Pacifique qui s'achèvera demain en Papouasie-Nouvelle-Guinée. La ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, participe à l’événement, signe de l’engagement français.

 

 

François Hollande s’est également inquiété que Paris n’ait reçu à ce jour "que soixante contributions", alors que tous les participants sont appelés à présenter au plus vite un compte-rendu de leurs efforts nationaux. La nouvelle est d’autant moins encourageante que l’avant-dernière réunion préparatoire des négociateurs de l’ONU, qui travaillent d’arrache-pied pour parvenir à un projet d’accord en amont, n’a rien donné de satisfaisant, le week-end dernier à Bonn (la prochaine réunion doit se tenir en octobre).

 

Une étape-clé du quinquennat

Outre l’avenir de la planète, c’est aussi - en partie - le futur de François Hollande qui se jouera en décembre prochain. Car le chef de l’Etat a fait de la COP21 une étape majeure de son quinquennat, parcourant le monde depuis plus d’un an pour appeler à la mobilisation. On se souvient notamment de "l’appel de Manille" lancé en février dernier, aux Philippines, aux côtés de l’actrice Marion Cotillard. Le président avait alors évoqué sa volonté de "laisser une trace dans l’histoire" en arrachant "un accord mondial pour le climat".

 

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