L’Union des mosquées de France (UMF) a présenté lundi 21 septembre un plan d’action visant à lutter contre la radicalisation jihadiste.
Le combat est à mener sur plusieurs fronts, selon l'une des principales fédérations musulmanes du pays. Ses propositions sont le fruit de travaux menés dans plusieurs régions.Parmi les idées présentés, plusieurs s’appuient sur le rôle essentiel assuré par les imams. L’UMF propose ainsi la mise en place de «conseils d’imams et d’aumôniers», aussi bien au niveau régional que national. Le but : établir un dialogue plus poussé entre les cadres religieux musulmans.
Concernant les relations interreligieuses, une autre piste consiste à encourager ces mêmes imams à présenter les autres religions confessionnelles «avec estime et respect». Et pour affirmer le sentiment d’appartenance à la nation française, le plan d’action prévoit que soit diffusée une «prière pour la France et le peuple français».
Une réflexion est également à mener sur la prière du vendredi, selon l’UMF, qui revendique sous sa tutelle 500 mosquées à travers l’Hexagone. Par conséquent, le prêche hebdomadaire doit être travaillé «de manière collégiale», dans ses thématiques comme dans sa forme.
Une contre-attaque sur la Toile
Reste le cas d’Internet, qui, comme le rappelle les responsables musulmans, est un terreau particulièrement utilisé par les recruteurs, notamment via les réseaux sociaux. C’est pourquoi l’UMF souhaite que les religieux puissent eux aussi agir sur la Toile, en y produisant des «contre-discours». Une arme déjà utilisée par l’Etat, qui lancé la plate-forme Stop Jihadisme en janvier dernier.