En marge de la manifestation des policiers devant le ministère de la Justice, le Premier ministre a annoncé ce mercredi des mesures visant à les aider.
Après la polémique autour de la fusillade à Saint-Ouen, au cours de laquelle un policier a été gravement blessé, Manuel Valls a affirmé ce mercredi «entendre la colère et le malaise» des membres des forces de l'ordre, en promettant de «corriger» des «dysfonctionnements». «Le message des manifestants est pris au sérieux» et est «entendu», a-t-il ajouté.
Alors que les syndicats critiquent le «laxisme» de la justice, Manuel veut davantage de fermeté s'agissant des permissions de sortie de prison. Elles seront donc «évitées» s’il n’y a pas de «nécessité avérée», et feront l’objet d’une meilleure remontée d’informations concernant le détenu. Les escortes de sécurité, qui accompagnent les prisonniers dangereux, seront également renforcées.
Autre axe de travail du Premier ministre, la simplification, pour les forces de l’ordre, de la procédure pénale. La gestion de la garde à vue va donc être «allégée», avec un registre dématérialisé et la possibilité de récapituler en un seul PV les droits de la personne interrogée. Des plateformes téléphoniques permettront aux agents de chercher plus facilement un avocat, un interprète ou un médecin. Autant d’initiatives qui seront présentées en Conseil des ministres dans les prochains mois.
Enfin, le chef du gouvernement entend intensifier la lutte contre le trafic d’armes à feu, et plus particulièrement celles appartenant aux catégories A et B, soit les plus lourdes. Les peines encourues pour acquisition, détention ou cession seront donc portées de 3 à 5 ans de prison. De plus, la technique du «coup d’achat», utilisée par les policiers se faisant passer pour des consommateurs de drogue, va être étendue au trafic d’armes. une précision de Bernard Cazeneuve sur ces derniers points est attendue dans les prochains jours.