Vidéo : Seabubble, la première voiture qui vole sur l’eau

La maquette 1/8ème de la Seabubble a été testée sur l'eau. La prochaine étape, trouver des financements pour développer le modèle à taille réel. [Capture d'écran]

Alain Thébault, inventeur de l’hydroptère, et son ami Anders Bringdal, ont testé une maquette 1/8ème de la Seabubble, une voiture qui pourrait permettre, à terme, d’utiliser la Seine comme moyen de déplacement. 

Leur rêve est de désengorger les quais de Seine en permettant d’utiliser les voies d’eaux comme des voies navigables. C’est dans ce but qu’Alain Thébault et Anders Bringdal travaillent depuis plus d’un an au développement d’un véhicule mi-voiture, mi-bateau, pensé pour voler au-dessus de l’eau. 

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Une maquette construite dans un garage

Le premier test d’une maquette 1/8ème fabriquée par leur soin vient d’être réalisé. «Nous avons choisi ce modèle parce que c’est le plus économique que de produire à taille réelle», explique Anders Bringdal. Des économies qui sont primordiale, les deux hommes ont monté une start-up, et travaillent la plupart du temps dans un garage. Cette maquette n’a d’ailleurs pas dérogé à la règle : «nous avons réalisé les prototypes dans celui de Philippe Perrier, l’ancien directeur du programme Rafale. Nous avons imprimé les prototypes en 3D chez lui», témoigne Alain Thébault.

La première vraie Seabubble sera quant à elle fabriquée chez un sous-traitant d’Airbus hélicoptère. Quoi qu’il arrive, Alain Thébault veut voir ses machines être fabriquées en France. «Je suis convaincu que nous allons créer des centaines d’emplois avec ce projet, et je voudrais le faire en France», assure celui qui est déjà à l’origine de la création de l’hydroptère. Il résiste donc aux propositions de financement qu’il reçoit quotidiennement. 

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Trouver le bon mode d'exploitation

La maire de Paris, Anne Hidalgo a assuré qu’elle voulait que la capitale française soit la première à tester les premiers prototypes. Pour ça, il faut trouver de nouveaux financements, les promesses de soutiens de sont pas suffisantes. Ils ont déjà levé près de 400.000 euros sur le principe d’une valorisation à 10 millions d’euros de leur start-up. Avec un tel projet, innovant et intéressant pour désengorger des axes de circulation, qui plus est écologique puisque «sans impact sur l’environnement», les financements ne devraient pas représenter un problème. 

Il leur faudra ensuite trouver le bon mode d’exploitation. Si Uber notamment s’est déjà déclaré intéressé si les deux inventeurs souhaitent vendre des licences d’exploitations à des opérateurs tiers, la possibilité de voir Seabubble devenir un opérateur de transports urbains existe aussi. 

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