Deux Niçoises prêtes à commettre un attentat arrêtées

Elles ont été repérées par la DGSI dans la cadre de son enquête sur Rachid Kassim.[Tobi 87 / Wikicommons]

Soupçonnées de vouloir passer à l’acte pour le compte de Daesh, deux Niçoises de 17 et 19 ans ont été interpellées et placées en détention provisoire à la mi-septembre.

La plus âgée a ainsi été arrêtée le 10 septembre dernier en pleine rue à Nice tandis que son amie, récemment convertie à l'islam, l’a été quelques jours plus tard à son domicile. Elles ont été repérées par la DGSI dans la cadre de son enquête sur Rachid Kassim, l’homme ayant inspiré les attentats de Magnanville et Saint-Etienne-du-Rouvray et très actif sur la messagerie Telegram.

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C’est par ce biais que les deux jeunes femmes communiquaient avec le jihadiste affilié à Daesh. La plus jeune des suspectes aurait fourni le lien à son aînée pour que celle-ci rejoigne le réseau du prédicateur. Là, elles auraient été incitées par Kassim à commettre un attentat sur des cibles précises. Des attaques visant à venger la mort du porte-parole de Daesh.

Craindre le pire

Face à la pression exercée par le jihadiste, l’aînée aurait renoncé à son projet, comme elle l’a reconnu en garde à vue. La plus jeune ne serait quant à elle pas passée à l’acte, profondément choquée par l’attentat de Nice ayant couté la vie à 86 personnes. Malgré ce renoncement, les deux jeunes filles, dont la plus âgée avait été mise en examen en juin 2014 dans le cadre du démantèlement de la filière de recrutement jihadiste d’Oumar Diaby, ont été placées en détention.

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«On est face à deux jeunes filles dont le degré d’embrigadement pouvait une nouvelle fois faire craindre le pire», constate un enquêteur, dont les propos ont été relayés par le Parisien, qui révèle l’affaire.

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