Le calvaire de la petite Fiona en justice

Les habitants de Clermont-Ferrand s'étaient mobilisés en nombre pour la fillette. Les habitants de Clermont-Ferrand s'étaient mobilisés en nombre pour la fillette. [THIERRY ZOCCOLAN / AFP]

Le calvaire de la petite Fiona, 5 ans, disparue en 2013 à Clermont-Ferrand, est au cœur du procès qui s’ouvre ce lundi devant les assises du Puy-de-Dôme.

Sa mère, Cécile Bourgeon, 29 ans, et l’ex-compagnon de cette dernière, Berkane Makhlouf, 35 ans, comparaissent pour «violences ayant entraîné la mort».

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Ils vont devoir expliquer à la justice leur horrible plan, qui a consisté, le 12 mai 2013, à faire croire à la disparition de la fillette. Ce jour-là, Cécile Bourgeon avait prétendu avoir perdu son enfant dans un parc de la ville. Portraits diffusés, fouilles des forces de l’ordre, numéro vert mis en place… La mobilisation avait été totale pour retrouver Fiona.

Un faux enlèvement signalé aux autorités

Mais petit à petit, les enquêteurs avaient décelé de nombreuses incohérences dans les témoignages du couple. Des soupçons finalement confirmés par les aveux de la mère, en septembre de la même année : Fiona, frappée à répétitions depuis sa naissance, a été tuée par maltraitance.

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, considérés comme toxicomanes, se rejettent depuis la responsabilité du drame, chacun accusant l’autre d’avoir porté le coup fatal à l’enfant. Ils s’accordent cependant sur un point : celui d’avoir enterré ensemble la petite fille, nue, près du lac d’Aydat, situé à une vingtaine de kilomètres de Clermont-Ferrand. Un emplacement que le couple n’a jamais pu indiquer aux policiers. Trois ans après les faits, son corps n’a toujours pas été retrouvé.

La prison à vie ?

Cible de la colère des Clermontois, qui avaient subi de plein fouet l’effroyable vérité sur le sort de Fiona, les deux accusés risquent la réclusion à perpétuité.

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