Sondage : des cadeaux de Noël tardifs

Selon un sondage de l’institut CSA réalisé en ­exclusivité pour ­Direct Matin, près d’un Français sur cinq (18 %) a en effet prévu d’attendre le dernier moment pour effectuer ses achats.[STEPHEN CHERNIN / Getty Images North America / AFP]

C’est un passage obligé à l’approche de Noël. Difficile en effet d’échapper à la traditionnelle course aux cadeaux. Mais un grand nombre de personnes ne semblent pas pressées de s’y mettre.

Selon un sondage de l’institut CSA réalisé en ­exclusivité pour ­Direct Matin, près d’un Français sur cinq (18 %) a en effet prévu d’attendre le dernier moment pour effectuer ses achats. D’une ­manière plus générale, une majorité (53 %) n’avait pas encore dépensé le moindre euro, le 24 novembre dernier, date à laquelle les sondés ont été interrogés.

L’argent et la famille en jeu

Ce comportement de la majorité des Français témoigne d’une évolution de leur consommation. «Ils ont pris l’habitude de prendre leur temps, notamment grâce aux nombreux magasins ouverts jusque très tard le 24 décembre, selon Jérémie Piquandet, du pôle society de CSA. Ils sont également adeptes des promotions de dernière ­minute.»

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Cette raison se révèle particulièrement vraie pour les personnes disposant d’un budget limité. Celles ayant un revenu mensuel inférieur à 1 500 euros (29 %) et les inactives (27 %) sont ainsi les plus nombreuses à attendre le dernier moment. La composition du foyer ­semble également déterminante pour l’organisation du shopping.

Plus d’un célibataire sur quatre (27 %) déclare s’occuper des ­cadeaux juste avant Noël, tandis que 40 % des petits foyers (deux personnes) n’avaient pas encore commencé les achats au 24 novembre.

Les femmes plus organisées

A l’opposé, 47 % des foyers de trois ­personnes et plus avaient déjà entamé leurs ­emplettes de Noël un mois avant. «Ils veulent éviter la cohue des dernières ­semaines dans les magasins, mais ­également éviter la pénurie de cadeaux».

Pour ces familles, l’absence d’un jouet particulier pourrait provoquer un véritable drame. Les femmes (50 %) sont également les plus précoces dans leur préparation des fêtes. On retrouve ainsi cette ­opposition caricaturale mais traditionnelle entre les sexes, faisant de la femme «celle qui tient ­généralement les cordons de la bourse du foyer», ­estime Jérémie Piquandet.

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