35 heures : la position d'Emmanuel Macron

Emmanuel Macron compte procéder à un allègement de cette mesure largement contestée, mise en place par le gouvernement Jospin en 2000, sous l’impulsion de Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité.[PASCAL GUYOT / AFP]

Le candidat à l'élection présentielle n’entend pas complètement détricoter la loi en vigueur sur la durée du temps de travail en France, s’il accède au Palais de l’Elysée en mai prochain.

Il compte plutôt procéder à un allègement de cette mesure largement contestée, mise en place par le gouvernement Jospin en 2000, sous l’impulsion de Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité.

Sa cible : les jeunes salariés pour qui travailler 35 heures par semaine «est un peu réducteur», confiait-il récemment à BFM TV. Partant de ce constat, Emmanuel Macron souhaite donner à cette catégorie précise de travailleurs la possibilité de travailler davantage. En revanche, les seniors pourraient travailler seulement 30 à 32 heures. par semaine.

Michel Sapin n'est pas d'accord

Comment ? En «laissant aux branches professionnelles le soin de moduler la durée de travail hebdomadaire en cas d’accords majoritaires», affirme Macron. Cette proposition a notamment fait réagir Michel Sapin, ministre de l’Economie et des Finances, visiblement peu en phase avec son ancien collègue au gouvernement.

En atteste sa récente sortie publique dans laquelle il s’en prend à Emmanuel Macron. «J'ai compris que, dans ses propositions, les jeunes devraient être moins payés que les vieux et travailler plus que les vieux. Chacun pourra juger. Quand on commence à rentrer dans le concret, cela permet à chacun de porter un jugement sur autre chose que la seule qualité du sourire», a raillé Sapin dans une récente interview aux Échos.

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