Tout savoir sur la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe

Le Premier ministre est attendu sur les grandes lignes de son programme[GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Mardi 4 juillet, devant l'Assemblée nationale, Edouard Philippe prononcera à 5h sa déclaration de politique générale.

Le Premier ministre est attendu sur les grandes lignes de son programme, les réformes et mesures qu'il s'apprête à adopter.  Une tradition républicaine, comme le rappelle le site du gouvernement, qui reste optionnelle. Ce discours a pour but de solliciter la confiance de l'Assemblée.

Un défi pour le Premier ministre

«Le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l'Assemblée nationale la responsabilité du gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale», détaille ainsi l'article 49 alinéa 1.

Si l'Assemblée réprouve le discours d'un Premier ministre, le gouvernement - qui est responsable devant le Parlement - se doit de se retirer. «Lorsque l'Assemblée nationale […] désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du gouvernement, le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du gouvernement», indique l'article 50 de la Constitution. Mais dans le cas présent, Edouard Philippe n'est pas vraiment en danger :  308 élus macronistes siègent à l'Assemblée nationale.

Alors que le Premier ministre exposera les points de son discours devant ces derniers, les sénateurs le découvriront en même temps. Il sera lu par un autre membre du gouvernement. Il faut savoir qu'Edouard Philippe a le droit de requérir l'approbation du Sénat. Mais ici, même s'il ne l'obtenait pas, le gouvernement ne serait pas forcé de démissionner.

Devancé par Emmanuel Macron

Au lendemain de l'intervention solennelle d'Emmanuel Macron au Congrès de Versailles, le Premier ministre Edouard Philippe a dit vouloir décliner «le discours de la méthode» de l'exécutif, notamment sur les volets économique et social, où le chef de l'Etat ne s'est guère aventuré. «Le président va fixer le cap lundi. Et moi j'expliquerai mardi comment on atteint ce cap», résumait ce week-end le Premier ministre en marge du séminaire gouvernemental à Nancy.

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