Les contrats aidés ne seront pas supprimés mais «ciblés» assure Muriel Pénicaud

Les emplois aidés, dont le nombre va diminuer en 2017, seront ciblés sur les personnes les plus éloignées de l'emploi et réservés aux secteurs qui en ont le plus besoin. [Bertrand GUAY / AFP]

La ministre du Travail a de nouveau critiqué les emplois aidés et affirmé que ces derniers cibleront désormais les secteurs qui en ont le plus besoin.

«C'est faux de dire qu'on va les supprimer : on va les cibler sur les personnes les plus éloignées de l'emploi et dans les secteurs où il y en a le plus besoin, notamment pour l'accompagnement des élèves handicapés, l'outre-mer et l'urgence en matière sociale et sanitaire», a expliqué Muriel Pénicaud ce samedi dans un entretien au Monde.

Associations et collectivités locales protestent depuis quelques jours contre la diminution de ce dispositif aidé financièrement par l'Etat qui permet l'embauche de personnes éloignées de l'emploi.

Pour le gouvernement, qui prévoit une enveloppe de 310.000 contrats aidés en 2017 contre 459.000 signés en 2016 et une nouvelle baisse en 2018, ces contrats «subventionnés par l'Etat» sont «précaires, souvent à temps partiel» et ne peuvent être «l'instrument majeur de la politique de l'emploi».

«Il n'est pas raisonnable de faire croire que c'est une solution efficace, quand seulement un demandeur d'emploi sur quatre dans le secteur non marchand trouve ensuite un emploi durable», dit Mme Pénicaud, qui souhaite développer davantage «les formations longues, afin de favoriser l'emploi durable». Ainsi, près de 15 milliards d'euros sur cinq ans devraient être consacrés à la formation, soit «potentiellement un million de personnes en formation chaque année», précise-t-elle.

Concertation le 31 août 

Concernant la réforme engagée du code du travail, dont la concertation avec les organisations syndicales et patronales s'est achevée vendredi, la ministre rappelle que les ordonnances seront «développées» le 31 août mais n'en précise pas le contenu.

En matière de chômage, Muriel Pénicaud, qui n'a pas souhaité commenter les indicateurs mensuels depuis son arrivée au ministère, préfère «partager chaque trimestre une analyse du marché du travail» pour «une mise en perspective dans la durée».

Elle évoque la date du 5 septembre pour cette première information baptisée «rendez-vous de Grenelle».

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