Mobilisation contre la réforme du code du travail : la position de chaque syndicat

Philippe Martinez a été soutenu par la FSU, Solidaires et l'UNEF dans son appel à une grande mobilisation sociale.[Wikimedia/Ricani16]

La CGT a appelé à une grande mobilisation, mardi 12 septembre, contre la réforme du code du travail par ordonnances. Tous les syndicats n'ont cependant pas répondu présents. Tour d'horizon des positions de chacun d'entre eux.  

CGT

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a annoncé la mobilisation du 12 septembre depuis plus de deux mois. Il a dénoncé, dans les colonnes du Parisien, une «loi qui donne les pleins pouvoirs aux employeurs» et une majorité de mesures qui représentent «des régressions sociales graves».  Le syndicat est soutenu par la FSU, Solidaires et l'UNEF.

CFDT

De son côté, la CFDT a fortement critiqué la réforme du code du travail dans un communiqué, fustigeant le fait que «le gouvernement a privilégié la flexibilité au détriment de la justice sociale» et a «légitimé les attentes les plus conservatrices d'une partie du patronat». Le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger, n'a pourtant pas choisi de rejoindre la CGT dans la rue. «Nous continuons à peigner les ordonnances, car il y a beaucoup de diables dans les détails. Donc, la CFDT ne répond pas à la convocation d'une autre organisation syndicale», a-t-il déclaré sur France Info

FO

FO s'est lui aussi opposé à une mobilisation contre la réforme du code du travail. Son chef, Jean-Claude Mailly a estimé qu'il fallait préférer la «concertation» et a indiqué, sur le plateau de «Dimanche en politique» sur France 3, ne pas avoir «envie d'appeler les salariés à manifester une, deux, trois, quatre, cinq fois pour les envoyer dans le mur», en référence au long combat contre la loi El-Khomri.

CFE-CGC

François Hommeril, le président de la CFE-CGC, qui a indiqué s'opposer «dans le détail à la plupart des mesures», n'a également pas appelé à défiler mardi 12 septembre. Il avait estimé, dans une interview sur France Info, que «la question de la mobilisation mérite d'être regardée» mais que «la question de le faire le 12 septembre est une autre question». 

CFTC

Enfin, le président de la CFTC, Philippe Louis, a déclaré sur France Info que manifester n'est pas une décision utile concernant la réforme du code du travail : «Il y a un président de la République qui a été élu, il avait donc une majorité, je pense que cette réforme avait été clairement annoncée (…), est-ce qu'on a réellement la légitimité d'aller chercher des gens dans la rue pour le faire revenir en arrière ? Je ne suis pas sûr qu'on arrivera à nos fins. Donc plutôt que de s'épuiser dans la rue, autant, maintenant, mettre en place des actions pour alerter les salariés, les délégués, pour contrecarrer certaines mesures qui peuvent paraitre aberrantes, ça, ça va être notre travail».

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