Suspecté de radicalisation, un intervenant écarté d'un collège

Il avait pris ses fonctions mardi matin dans le collège de Sombernon, près de Dijon.[THOMAS SAMSON / AFP]

Un homme recruté comme intervenant extérieur en anglais a été écarté mardi d'un collège de Côte-d'Or, officiellement en raison d'un «dossier non complet», selon l'académie.

Il avait pris ses fonctions mardi matin dans le collège de Sombernon, près de Dijon, mais «la mission de cet intervenant a pris fin le soir même, les éléments du dossier administratif ne permettant pas de poursuivre sa mission», a précisé le rectorat dans un communiqué mercredi.

«Le recrutement des personnels non titulaires est toujours effectué avec la plus grande rigueur, tant sur le plan pédagogique qu'administratif, conformément à la réglementation», ajoute le communiqué.

Dans son édition de mercredi, Le Bien Public révèle que ce trentenaire avait été interpellé en juin par les policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Bordeaux, dans le cadre d'une enquête sur une filière jihadiste qui envisageait de rejoindre les combattants de Daesh en Syrie.

L'homme mis en examen ?

Présenté aux juges antiterroristes du parquet de Paris, il aurait été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et placé sous contrôle judiciaire, précise le journal régional.

«Le fait que l'article paru ce matin mette les parents en émoi, le collège en émoi (...) nous conforte» dans la décision de «ne pas maintenir» cet enseignant contractuel, selon une porte-parole du rectorat.

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