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«Askip», «Bsahtek», «Chiller» : parlez-vous le langage de la rue ?

«Les mots du bitume» d'Aurore Vincenti est en librairie le 5 octobre 2017.[Pixnio]

Avec «Les mots du bitume» (Ed. Le Robert), la linguiste Aurore Vincenti propose un «dictionnaire de la langue de la rue» qui décortique avec humour le nouveau langage des jeunes. CNEWS Matin vous propose une sélection non-exhaustive de ces mots parfois obscurs.

Askip  

Ce petit mot de seulement cinq lettres, extrêmement populaire, se trouve être la contraction de la locution«à ce qu'il paraît». Avec lui, «la rumeur court et se répand mais nul n'a jamais rien vu», écrit la linguiste. Elle ajoute avec humour que l'Académie française ne recommande pas l'emploi de la locution «à ce qu'il paraît» dans une langue soignée, ce qui ne présage rien de bon pour «askip». 

Bsahtek

Formé sur le mot «sahha» qui désigne la santé, bonne ou mauvaise, en arabe standard et dialectal, «bsahtek» est une locution communément utilisée aujourd'hui pour dire «bien joué !», «bravo !» ou encore «la classe !». 

Chiller

On retrouve ce verbe un peu partout aujourd'hui et pour ceux qui ne connaîtraient pas encore sa signification, Aurore Vincenti explique alors que «si vous chillez, c'est que vous êtes relax, que vous avez les doigts de pied en bouquets de violettes». Issu de l'anglais «to chill», il veut tout simplement dire «se détendre». 

Disquette

Si l'objet que l'on insérait dans un ordinateur est devenu obsolète, «il ne l'est pas langagièrement» affirme la linguiste. La «disquette» désigne aujourd'hui en argot un mensonge, un prétexte. «Comme si le support de données était truffé d'informations erronées», précise Aurore Vincenti. 

Igo

«Amigo» en espagnol signifie «Ami». A force d'être utilisé dans la langue orale, le mot a perdu ses deux premières lettres, a et m, pour former «Igo», un nom commun que l'on peut traduire par «mon pote». 

Narvalo

Non, un «narvalo» n'est pas le petit du narval, «comme le baleineau celui de la baleine», prévient la linguiste. Ce mot vient du romani et désigne «un idiot, un fou, un imbécile», mais sur le mode de la légèreté. 

Pénaver

Ce verbe est un emprunt du romani «phenav» qui signifie «parler». Il peut aussi avoir une connotation plus péjorative et exprimer l'idée de «raconter des histoires, des mensonges» ou de «divulguer une information que l'on n'aurait pas dû révéler». 

Soum-soum

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la locution «Soum-soum», qui signifie «discrètement, en secret, à l'abri des regards», est la contraction du mot «sous-marin». Si ce dernier est utilisé par l'argot, c'est qu'il est extrêmement «évocateur», explique Aurore Vincenti. Il renvoie au «silence sous la mer» et à «la discrétion malgré une allure imposante».

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