Qu’est-ce que l’écriture inclusive ?

Le but ? Que le masculin ne l’emporte pas sur le féminin au pluriel.

Soutenue mais aussi vivement critiquée, l'écriture inclusive fait progressivement son apparition dans le débat public. Mais que signifie-t-elle exactement ?

Combattre les stéréotypes sexistes en remaniant l’orthographe, tel est l’objectif de l’écriture inclusive, qui suscite de vives polémiques depuis que l’éditeur Hatier a publié un manuel à destination des CE2 en employant cette nouvelle méthode. L’écriture inclusive est décrite comme un «ensemble d’attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des représentations entre les hommes et les femmes», selon le Manuel d’écriture inclusive édité par l’agence de communication Mots-Clés.

«Les manuels scolaires sont le reflet de la société»

Le but ? Que le masculin ne l’emporte pas sur le féminin au pluriel pour que les deux sexes soient mis sur un même pied d’égalité. Ainsi dans le manuel destiné aux CE2, certains métiers sont orthographiés de la sorte : «agriculteur.rice.s», «artisan.e.s» ou encore «commerçant.e.s».

L’éditeur Hatier défend d’ailleurs sa démarche : «Les manuels scolaires sont le reflet de la société et de ses évolutions. Ils cristallisent donc inévitablement les grands débats de société. Les auteurs et les éditeurs des éditions Hatier sont à l’écoute de ces débats lorsqu’ils rédigent un manuel, en toute responsabilité et en exerçant leur liberté éditoriale, dans le strict respect des programmes de l’Education Nationale et des valeurs de la République».

L’écriture inclusive repose ainsi sur trois principes :

Accorder le titre avec le genre

Accorder les grades, fonctions, métiers, titres en fonction du genre, y compris au féminin. On écrira ainsi «une auteure», «une pompière», «une maire».

Utiliser des points médians

User à chaque fois du féminin et du masculin, «que ce soit par l’énumération par ordre alphabétique, l’usage d’un point milieu, ou les recours aux termes épicènes». Au pluriel, le masculin ne l’emporte donc plus sur le féminin mais inclut les deux sexes grâce à l’utilisation du point médian. On écrira ainsi «les électeur.rice.s» ou encore «les citoyen.ne.s».

Oublier les antonomases

Ne plus employer les antonomases (quand un nom commun est utilisé comme un nom propre) des substantifs «femme» et «homme». Ainsi, au lieu de «droits de l'Homme», on pourrait employer «droits humains».

Depuis 2015, le Haut conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes défend l’écriture inclusive et a même publié un guide «pour une communication publique sans stéréotype de sexe»

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