Le dealer qui narguait la police avec son immunité diplomatique va être renvoyé au Cameroun

Photo d'illustration. [BERTRAND GUAY / AFP]

Insultes et menaces envers les policiers, trafic de drogues… A trop narguer la police avec son immunité diplomatique, le jeune Bouba ou «Ourson», va finalement être renvoyé ce vendredi 22 décembre au Cameroun, son pays d’origine, selon Le Parisien.

«J’ai eu l’ambassadeur au téléphone il y a un quart d’heure (…) Il m’a confirmé que sa place était réservée dans un avion qui part demain pour Yaoundé», a indiqué le sénateur LR Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, au Parisien.

Il faut dire que le jeune homme, la vingtaine, en a fait voir de toutes les couleurs aux autorités. L’homme avait, en premier lieu, été interpellé par les enquêteurs de la brigade des stupéfiants de Paris XIII. Mais deux heures plus tard, sur décision du parquet, il avait été relâché.

Le lendemain, alors que des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) patrouillaient au Kremlin-Bicêtre, l’homme s’en était pris à eux «Hey bande de fils de p*** ! Baissez les yeux ! Baissez les yeux p*** ! Vous êtes chez moi ici, vous ne pouvez rien contre moi ! Je suis intouchable bande de p***», aurait-il proféré à leur encontre, selon le Parisien.

Et ce n’était pas la première fois qu’il se faisait remarquer dans ce type d’affaires.

Fils d'un employé de l'ambassade camerounaise en France

Dans une lettre adressée au Ministre de l’Intérieur, au Ministre des Affaires étrangères et la Ministre de la Justice, Franck Le Bohellec, maire de Villejuif explique que l’homme est «bien connu des services de police, il aurait déjà fait l’objet de plusieurs procédures : infraction à la législation sur les stupéfiants à deux reprises en avril et juin 2016 puis un refus d’obtempérer en juillet 2017».

Mais impossible pour la justice, jusque là, d’entamer des poursuites judiciaires grâce à sa protection diplomatique. L’homme serait le fils d'un employé de l'ambassade du Cameroun en France.

Un statut qu’il utilisait pour intimider les forces de l’ordre. «Quand il est tout seul, c’est lui qui baisse les yeux. Mais quand il est avec ses copains, il est insupportable. Même quand on ne vient pas pour lui, il la ramène. Il nous filme, prend des photos, met ça en ligne… Bref on est un peu blasés avec lui», a témoigné un policier au Parisien.

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