Paris veut transformer le périphérique

Cette transformation du périphérique parisien se ferait en deux temps. [PHILIPPE LOPEZ / AFP]

La mairie de Paris va lancer, en avril, un appel à projets international pour imaginer le périphérique du futur.

Des experts des transports, mais aussi des urbanistes et des paysagers seront réunis à l'occasion du salon des maires d'Ile-de-France pour réfléchir à cette transformation.

La mairie de Paris souhaite travailler au déclassement du périphérique pour le faire passer d'autoroute à boulevard urbain d’ici à 2024.

Jean-Louis Missika, maire-adjoint à l'urbanisme, a expliqué à l’AFP qu’il s’agissait là d’un «axe majeur qui ne concerne pas que la Ville de Paris». L’élu a indiqué que l’étude serait ainsi lancée par l'Etat et le Forum métropolitain de réflexion sur la métropole, avec le partenariat de la Ville de Paris et de la Métropole du Grand Paris. Le maire-adjointe regrette le refus de la présidente de région, Valérie Pécresse, de participer à l'aventure.

Espaces verts et pistes cyclables

Selon Les Echos, la municipalité souhaiterait préparer l'arrivée des voitures autonomes en leur réservant notamment une voie. Des espaces verts, des lignes de tramways ou des pistes cyclables pourraient également voir le jour. BFMTV rappelle que la mairie de Paris avait aussi évoqué la création d’une voie de covoiturage sur le périphérique.

Ce changement se ferait donc concrètement en deux temps. A court terme, en vue des JO 2024, les élus envisagent de déclasser le périphérique en boulevard urbain. A plus long terme, il s'agit de préparer l'arrivée des routes connectées, des voitures autonomes et de leurs conséquences sur le réseau routier, notamment les autoroutes franciliennes, avant 2050. Mais Les Echos soulignent que tous les tronçons n'auraient pas vocation à être remodelés, les nombreux passages souterrains ou viaducs du périphérique ne pouvant pas servir à «coudre» la capitale avec sa banlieue.

Dans un communiqué, le groupe UDI-Modem a dénoncé une «tentative de diversion» à un moment où Anne Hidalgo «patauge dans la piétonnisation des voies sur berges». Selon le groupe d’opposition, ce projet mettra «sans doute des décennies à se concrétiser».

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