IDF : le sentiment d'insécurité au plus bas dans la région en 15 ans

En 2017, les femmes se sentent bien plus en insécurité que les hommes, en Ile-de-France. En 2017, les femmes se sentent bien plus en insécurité que les hommes, en Ile-de-France.[© Christophe SIMON / AFP]

C'est le chiffre le plus encourageant atteint depuis 15 ans. Selon une étude de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France (IAU) publiée hier, 50,6 % des Franciliens se sentent en insécurité en 2017, contre 68 % en 2001.

Les Franciliens sont en effet «de moins en moins sujets à la peur», peu importe l'endroit où ils se trouvent (44,8 % en 2017 contre 51,6 en 2011). Pour autant, l'angoisse ressentie par les femmes ne doit pas être sous-estimée, alors qu'elles sont encore 65 % à se sentir en insécurité en 2017. Contre 35 % des hommes.

Par ailleurs, certains lieux sont plus anxiogènes que d'autres. Par exemple, seules 7,7 % des  personnes interrogées se sentent en sécurité chez elles (11 % pour les femmes et 4 % des hommes). Un chiffre resté presque inchangé depuis 15 ans, puisqu'il est passé de 8,3 % en 2001 à 8,7 % en 2011. Ces derniers sont même 92 % à trouver leur quartier «agréable à vivre» et 90 % à le trouver «sûr ou plutôt sûr».

Pour autant, il ne faut pas sous-estimer les angoisses ressenties au sujet de certaines thématiques, à l’instar du terrorisme, qui inquiète 63 % de la population francilienne. Même constat du côté des femmes, qui sont encore 65 % à se sentir en danger en 2017, contre 35 % des hommes.

Les transports – tous modes confondus – restent d'ailleurs un lieu où le sentiment de vulnérabilité est important, même si une amélioration est notable depuis 2011. Les Franciliens sont en effet 38,1 % à craindre d'y subir une agression ou un vol (contre 45,5 % en 2011 et 43,8 % en 2001).

Une peur encore plus fréquente chez les femmes. A titre d'exemple, 43 % d'entre elles la ressentent dans le RER et 38 % dans le métro, contre seulement 18 % et 6 % des hommes. Tout comme la crainte de se retrouver seule dans son quartier le soir, expérimentée par 32 % des femmes. Pour 5 % d'entre elles, cette angoisse les empêche même de sortir de chez elles. 

Des chiffres globalement en baisse, qui font écho à l'importante présence policière sur le terrain. En 2017, 62 % des Franciliens estiment d'ailleurs que celle-ci est suffisante.

L'étude a été réalisée sur un panel de 10.536 Franciliens, âgés de 15 ans et plus (4.704 hommes et 5.832 femmes), sur les faits survenus en 2014, 2015 et 2016.

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