63 présidents d'universités réclament des moyens pour mettre en œuvre la réforme

Des étudiants opposés à la réforme de l'université, sur le campus de Nanterre, le 18 avril. Des étudiants opposés à la réforme de l'université, sur le campus de Nanterre, le 18 avril.[AFP]

Favorables à la loi ORE, mais sous conditions : c'est la position de 63 présidents d'universités, qui appellent l'État à investir davantage de moyens dans l'enseignement supérieur.

Dans une tribune publiée sur le site du Monde, ces responsables déclarent comprendre l'inquiétude «légitime» des étudiants et des enseignants-chercheurs mobilisés pour l'accès de tous les bacheliers à l'université. Mais ils affirment que la réforme proposée par le gouvernement d'Emmanuel Macron est loin du basculement tant redouté vers un système sélectif. 

«Ce n'est en rien une sélection», assure au contraire le collectif signataire, considérant que «la loi ORE (...) reconnaît enfin les principales valeurs qui sont les nôtres depuis des années : accueil du plus grand nombre, réussite et ascenseur social». 

De fait, face aux effectifs toujours croissants d'étudiants, l'idée d'un dispositif visant à mieux orienter ces derniers est perçue favorablement par les responsables universitaires, qui jugent le système actuel «injuste» et «peu efficace». 

Mais pour que la réforme puisse être mise en place dans de bonnes conditions et, ainsi, porter ses fruits, une augmentation substantielle du budget des universités sera nécessaire. «Mettre en œuvre cette loi sans moyens nouveaux (...) ce serait la condamner à l'échec», conclut le collectif. 

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