Edouard Philippe : le projet de loi sur la SNCF «ne changera pas fondamentalement» mais pourra «être finalisé»

Alors qu'il a rencontré les syndicats de cheminots plus tôt dans la journée, le premier ministre Edouard Philippe a prévenu que le texte de la réforme ferroviaire «ne changera pas fondamentalement».

En revanche, il a affirmé qu'il pourrait «être encore finalisé». Il y a donc certains points sur lesquels le gouvernement ne reviendra pas tels que l'ouverture à la concurrence, la fin du recrutement au statut de cheminots et la réorganisation de l'entreprise. 

Le chef de l'exécutif s'est montré plus flexible sur la reprise de la dette de la SNCF. «Le rythme et les conditions de reprise de la dette seront précisés dans les prochaines semaines», a-t-il indiqué.

Réaffirmant que l'Etat reprendrait la dette du groupe «progressivement à partir de 2020», Edouard Philippe a fixé comme objectif que le groupe public soit «à l'équilibre économique à la fin du quinquennat» en 2022. Il a également indiqué que la reprise de la dette serait «clairement identifiée dans les comptes publics» et soumise au vote du Parlement.

Une «règle d'or» contre l'endettement excessif

Par ailleurs, Edouard Philippe a annoncé vouloir mettre en place une «règle d'or» pour «interdire un endettement excessif» de l'entreprise.

Le chef du gouvernement a également affirmé qu'il avait proposé aux syndicats de la SNCF d'«aller plus loin sur l'investissement» pour rénover le réseau ferré national. «Nous devons sans doute aller plus loin pour financer notamment des travaux de modernisation de la signalisation, qui conditionnent la qualité de service et la régularité des trains», a-t-il déclaré à l'occasion de sa journée d'entretiens avec les syndicats de cheminots.

Le Premier ministre a ajouté avoir proposé de revoir les syndicats «le 24 ou 25 mai» avant l'examen de la réforme au Sénat en séance publique. 

Elisabeth Borne, la ministre des Transports, recevra quant à elle les organisations syndicales de la SNCF qui le souhaitent vendredi prochain. 

A l'adresse des syndicats modérés, Unsa et CFDT, elle s'est d'ailleurs dite «prête à intégrer au projet de loi discuté au Sénat tous les amendements utiles à la réforme».

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