Meurtre de Tom, 9 ans : ce que l'on sait du principal suspect

Connu des services de police pour des délits mineurs mais n'apparaissant pas dans le fichier judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles (Fijais), le suspect refuse pour l'heure de s'exprimer face aux enquêteurs. [AFP]

Après l'effroi, place à l'enquête. Les gendarmes s'intéressent à la personnalité du principal suspect du meurtre atroce du petit Tom, 9 ans, lundi soir à Hérie-la-Viéville (Aisne). Le marginal, bien connu de ce village de 230 habitants, a vu sa en garde à vue prolongée mercredi matin.

Il faut dire qu'avec son look de punk incarné par une crête rose, Jonathan M., 27 ans, surnommé «Bill», ne passait pas inaperçu dans cette bourgade reculée située à un peu plus d'une demi-heure au nord de Laon.

Sur sa page Facebook, où il se présente comme un «sataniste luciférien», le jeune homme n'hésitait pas à exposer des selfies dans lesquels il se mettait en scène. Par ailleurs, Jonathan M., ancien étudiant dans un lycée agricole, affichait ouvertement sa bisexualité et une passion pour les objets anciens. Sa soeur avait été la baby-sitter de Tom.

Le suspect refuse de s'exprimer

Connu des services de police pour des délits mineurs mais n'apparaissant pas dans le fichier judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles (Fijais), le suspect refuse pour l'heure de s'exprimer face aux enquêteurs. Et si ces derniers ont rapidement procédé à son arrestation, c'est parce qu'il a été aperçu, avant le drame, en train de cueillir des cerises avec Tom. Avant d'être interpellé mardi matin, il avait d'ailleurs déjà été interrogé par les gendarmes. Il les avait conduits vers un endroit où les deux enfants auraient, selon lui, disparu, et avait participé à leurs cotés aux battues pour retrouver l'enfant de 9 ans. 

Dans l'attente de l'autopsie du petit garçon, les premières constatations effectuées sur sa dépouille font froid dans le dos. Tom présente des blessures aux parties génitales et une plaie à la tête. Un parpaing ensanglanté a été retrouvé à proximité de son corps et des traces d'essence ont été décelées, laissant à penser que l'auteur des faits a tenté d'effacer certaines preuves ou de brûler le corps.

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