Perquisitions à Bercy dans l'affaire de conflit d'intérêts visant Alexis Kohler

Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, au Palais de l'Elysée, le 5 juin 2018 [LUDOVIC MARIN / AFP] Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, au Palais de l'Elysée, le 5 juin 2018 [LUDOVIC MARIN / AFP]

Des perquisitions ont été menées mercredi à Bercy dans le cadre de l'enquête sur un possible conflit d'intérêts visant le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, un proche d'Emmanuel Macron âprement défendu par le gouvernement.

Les perquisitions, réalisées par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), ont été menées dans des bureaux du ministère de l'Economie et des Finances, où M. Kohler a travaillé entre 2012 et 2016, ont indiqué à l'AFP des sources proches du dossier.

Les enquêteurs se sont rendus dans les locaux de la commission de déontologie de la fonction publique et dans ceux de l'Agence des participations de l'Etat (APE), chargée de gérer le portefeuille public, a précisé l'une de ces sources. Le secrétaire général de l'Elysée est visé par une enquête du parquet national financier (PNF) sur un éventuel conflit d'intérêts entre ses postes dans la fonction publique et ses liens avec l'armateur italo-suisse MSC.

Ce groupe, fondé et dirigé par les cousins de la mère d'Alexis Kohler, est aussi un très important client de STX France, gérant les chantiers navals de Saint-Nazaire. L'enquête sur cette affaire, ouverte «à la suite de la publication de plusieurs articles de presse», vise à «vérifier si les règles relatives à la mise en disponibilité des agents publics ont bien été respectées», a indiqué lundi le PNF dans un communiqué.

Ces articles, initiés par Mediapart, dénoncent les liens familiaux et professionnels étroits existant entre M. Kohler et l'armateur, qui a joué un rôle essentiel au cours des dernières années dans les discussions sur l'avenir des chantiers navals de Saint-Nazaire. Ils ont poussé l'association Anticor a porter plainte fin mai pour «prise illégale d'intérêt» et «trafic d'influence».

 

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