Baccalauréat : bientôt la fin des séries S, ES et L ?

A la tête de cette réforme figure l'ancien directeur de Science Po Lille, Pierre Mathiot. [Richard BOUHET / AFP]

La réforme de l'université à peine dévoilée, le gouvernement d'Edouard Philippe s'attaque déjà à celle du baccalauréat. La nouvelle formule de l'examen pourrait être mise en oeuvre d'ici à 2021.

Parmi les premiers changements évoqués figure celui de la fin des séries S, ES et L, selon Le Figaro Etudiant.

L'ancien directeur de Science Po Lille, Pierre Mathiot, a été nommé à la tête de cette mission. Ce dernier désire «une autre manière de délivrer le bac, avec des intitulés plus précis». Et le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer est désireux d'un baccalauréat «moins épais, moins concentré».

Un programme à la carte

«Il ne s'agit pas de faire seulement une réforme technique du bac, mais bien une réorganisation du lycée conduisant en 2021 à un bac réformé», précise Pierre Mathiot. Ce dernier devra rendre son rapport en janvier 2018 après une série d'entretiens avec «toutes les parties prenantes» qui débutera le 13 novembre prochain.

En première ligne, la suppression des séries mises en place en 1993 pour succéder aux séries A, B, C, D, E, F, G et H. Ainsi, les trois années précédant l'examen devraient être composées d'un parcours plus souple, voire à la carte, afin de permettre «une relative individualisation des parcours». L'examen serait alors réduit à quatre matières obligatoires.

Les syndicats divisés

Du côté des syndicats, cette réforme fait débat. Le vice-président du syndicat national des lycées et collèges (Snalc) Rémi Girard est favorable et réclame «une spécialisation des lycéens dès la classe de seconde».

A l'inverse, la responsable des questions relatives aux lycées au Syndicat national des enseignements de second degré (Snes) Claire Guéville regrette quant à elle une «volonté d'arrimer le lycée au supérieur en l'organisant sous forme de modules». Elle craint également que ce nouveau bac ne fasse qu'accroître les «inégalités entre les différents établissements».

Un argument réfuté par le président de la Fage, premier syndicat étudiant. Jimmy Losfeld estime qu'il «faut sortir de la logique des séries, qui créent des inégalités entre les différents bacs».

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