Paris : la mairie demande l'aide de l'Etat face à l'ampleur de la consommation de crack à la chapelle

C'est une situation qui devient difficile à gérer pour la mairie de Paris. Face à l'ampleur du trafic et de la consommation de drogues, notamment le crack, porte de la Chapelle, la municipalité appelle l'Etat à l'aide ce jeudi 26 juillet.

Moins d'un mois après l’évacuation du squat dit de «la Colline du crack», porte de la Chapelle, la situation «continue de se dégrader», selon la municipalité, pour les habitants et les commerçants face à cette présence en nombre de trafiquants et de consommateurs de drogues. «Face à l’urgence, la ville de Paris demande une intervention de l’Etat dans les plus brefs délais afin de garantir l’ordre public, la prise en charge médico-sociale des usagers de drogues et la sécurité des parisiennes et des parisiens», a-t-elle ainsi communiqué ce jeudi 26 juillet.

Par ailleurs, une nouvelle zone d’implantation de trafic et de consommation a été détectée sur le Boulevard Ney, «à proximité immédiate des habitations et des commerces». Et ce, alors même qu'un dispositif d’hébergement avec accompagnement médico-social piloté par l’État avait été mis en place, lors de l'évacuation de la «Colline du crack», le 27 juin dernier. Sans succès. La mairie de Paris espère ainsi que l’Etat élabore «un plan d’action d’urgence sur ces différents sites pour garantir la sécurité des habitants et renforcer ses dispositifs sanitaires».

Car sur le terrain, force est de constater que rien n'a changé, «avec des scènes ouvertes de consommation et de trafics de drogue» selon la mairie, qui déplore également «des conditions sociales et sanitaires dégradées et des scènes de violences intolérables». A tel point qu'elle suggère les pouvoirs publics mettent collectivement en place «des actions d’ampleur».

Dans ce cadre, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a interpellé le Premier ministre et proposé des solutions d’accompagnement et de prise en charge de ces consommateurs. Elle a également accueilli une réunion à ce sujet avec les services de l’Etat afin de travailler à des réponses immédiates et urgentes en termes de sécurité et d’accompagnement sanitaire et social.

Il est désormais urgent que l'Etat se mobiliseColombe BROSSEL, adjointe à la mairie de Paris, chargée de la sécurité

«Il est désormais urgent que l’Etat se mobilise, afin renforcer la présence des forces de l’ordre et garantir la sécurité des riverains, mais également pour accroître ses dispositifs de prise en charge et d’hébergement avec accompagnement médico-social, seuls à même d’apporter des réponses adaptées aux situations sanitaires», a ainsi commenté Colombe Brossel, adjointe à la mairie de Paris, chargée des questions relatives à la sécurité et de la prévention.

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