Trappes : l'auteur de l'attaque qualifié de «déséquilibré» par Gérard Collomb

Les personnes tuées dans l'attaque au couteau de jeudi à Trappes (Yvelines) sont la mère et la soeur de l'assaillant, a annoncé à l'AFP une source proche de l'enquête. Une autre personne a été grièvement blessée dans cette attaque, à l'issue de laquelle l'assaillant a été tué par les forces de l'ordre. Daesh a revendiqué l'attaque via son organe de presse.

«L'auteur de l'attaque dans la ville de Trappes (...) est l'un des combattants de Daesh et a perpétré cette attaque à la faveur des appels à cibler des ressortissants des pays de la coalition» internationale anti-Daesh, a indiqué l'agence de propagande du groupe Amaq.

L'homme, âgé de 36 ans, avait des problèmes psychiatriques «importants» et présentait davantage le profil d'un «déséquilibré» que d'un «engagé» aux ordres de Daesh, a déclaré le ministre de l'Intérieur. «C'était plutôt un côté (...) de déséquilibre plutôt que quelqu'un d'engagé et quelqu'un qui pouvait par exemple répondre aux ordres et aux consignes d'organisations terroristes et de Daesh en particulier», a déclaré Gérard Collomb à Trappes.

L'assaillant s'était retranché dans un pavillon où «il a tué sa mère» avant d'en sortir «avec un couteau» et de «continuer à avancer malgré les sommations» des policiers, qui ont donc tiré et l'ont abattu, a ajouté Gérard Collomb.

La troisième victime, une passante âgée de 66 ans, grièvement blessée, a été héliportée pour être hospitalisée. Elle se trouve entre la vie et la mort.

Selon les informations de franceinfo, ce dernier était fiché S pour des faits d'apologie du terrorisme remontant à 2016, et plusieurs témoins affirment l'avoir entendu crier «Allah akbar» au moment des faits. Mais l'identité des victimes renforçait toutefois l'hypothèse d'un différend familial, alors que Daesh a rapidement revendiqué l'attaque. Daesh avait lancé mercredi des «appels à cibler des ressortissants des pays de la coalition».

Pour l'instant, le parquet de Paris «n'a pas retenu la qualification terroriste», a indiqué le ministre de l'Intérieur. «On en saura plus quand on aura pu examiner son téléphone, son appartement etc, de manière à voir la nature du conflit qui pouvait exister au sein de la famille et ce que pouvaient contenir ces documents».

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