Les collèges parisiens sont parmi ceux où la ségrégation est la plus forte en France. Mais la situation pourrait s’améliorer, d’après des tests menés dans six établissements de la capitale, apprend-on ce lundi.
A la rentrée 2017, trois secteurs avaient été créés, en fusionnant les zones de recrutement d’un collège «favorisé» et d’un autre «défavorisé» : Coysevox-Berlioz (18e), Bergson-Pailleron (19e) et Curie-Philippe (18e). Les élèves ont ensuite été affectés par un algorithme, établi notamment d'après les voeux des familles et leurs revenus.
Un an après, le premier bilan «est encourageant», selon un chercheur du CNRS, car «la mixité sociale a fortement progressé» tandis que les inscriptions dans le privé ont baissé. Des discussions sont d'ailleurs en cours pour reproduire ce dispositif dans d'autres établissements situés dans les 12e, 13e et 20e arrondissements.
Actuellement, les enfants défavorisés représentent 17 % des collégiens parisiens, mais les effectifs de certains établissements en comprennent 0,3 %, contre 63 % pour d’autres.
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