Paris : 5 bonnes raisons de se rendre dans la toute nouvelle librairie indépendante «Ici»

Très présente sur les réseaux sociaux, la librairie «Ici» a à coeur de développer une vraie communauté de lecteurs.[© PLB/ CNEWS]

L'ouverture récente d'une toute nouvelle librairie indépendante, dans le 2e arrondissement de Paris, a été largement relayée par les médias, soulignant l'intérêt général pour ces espaces de culture. Mais en quoi «Ici» (c'est son nom) vaut le déplacement ?

Située au 25, boulevard Poissonnière (2e), la librairie «Ici» a ouvert ses portes le 26 octobre, sous l'impulsion de deux femmes : Anne-Laure Vial, ex-directrice de la librairie Virgin des Champs-Elysées, et Delphine Bouétard, qui était chargée des librairies du groupe. Ces anciennes collègues forment désormais un duo, et travaillent sur ce projet depuis près de six ans.

Ensemble, elles ont minutueusement sélectionné 40.000 références littéraires, et ont investi les 500 mètres carrés de cet ancien magasin de vêtements pour enfants pour en faire une librairie moderne, pensée comme un lieu d'échange, accueillant et chaleureux.

Avec elles, une équipe de sept employés (six libraires et un stockiste), ont pris part au projet et travaillent désormais dans ce commerce ouvert de 10h à 20h, du lundi au samedi. Voici cinq bonnes raisons de s'y rendre au moins une fois.

Un rayon littérature fourni

Au rez-de-chaussée, les intéressés ont accès à un rayon littérature particulièrement fourni, avec les grands classiques de la littérature de la Pléiade jusqu'aux nouveautés plus récentes. Sans oublier les éditions dites «de poche», moins onéreuses et faciles à transporter. 

Pour ceux qui préfèrent lire des ouvrages d'un genre très précis, il y a également un important rayon policier et un autre dédié à la science-fiction, mais également des rayons plus spécialisés : Sciences-humaines, Vie pratique, Beaux Arts.

ON PEUT Y BOIRE UN CAFÉ

Le gros point fort de cette librairie est que tout a été imaginé pour «qu'on ait envie d'y rester», a ainsi décrit Delphine Bouétard. D'ailleurs, l'espace café – installé au rez-de-chaussée – y est pour beaucoup. Moyennant 2 à 5 euros, les amateurs pourront ainsi s'offrir une pause café dans le corner tenu par la chaîne «Coutume», ou encore déguster des gâteaux pour le goûter (3 à 6 euros) dans un cadre studieux et cosy.

«Cela faisait parti de notre projet dès le début», a ainsi expliqué la co-fondatrice du projet sur Europe 1, tout en faisant le voeu que «les gens s'y sentent bien».

La cabane pour les enfants

Imaginée comme un espace accueillant, cette librairie a ainsi été conçue pour que les visiteurs y passent du temps. Rien d'étonnant donc d'y trouver un espace dédié aux enfants, au sous-sol, articulé sous une arche en bois, autour de banquettes et de coussins.

Cette «cabane», comme l'ont surnomée les membres de l'équipe d'«Ici», c'est avant tout un coin tranquille pour les adolescents et les plus petits, où ces derniers peuvent s'installer le temps de choisir un roman ou de tourner les pages d'un livre, à la condition d'y enlever ses chaussures.

Une «agora» centrale

Et pour que tous se sentent à l'aise, un espace commun sous forme d'un puits – appelé «l'Agora» – a été installé. Disposée en gradins à l'image d'un atrium, cette «Agora» est un espace où chacun peut s'adonner à la lecture ou faire une pause.

«Une librairie est un lieu de vie, un lieu de rencontre pour la communauté de lecteurs», avait insisté Anne-Laure Vial, interviewée par Europe 1.  Selon elle, c'est «ce que les gens attendent d'un commerce aujourd'hui».

D'ailleurs, des rencontres sont déjà prévues, avec Raphaël Glucksmann notamment, pour la sortie de son dernier livre «Les enfants du vide», le 7 novembre prochain à 19h, puis avec Jane Birkin, le 10 novembre, à 18h30. 

Elle est ouverte 6 jours sur 7

Dernier point fort de cette librairie est qu'elle est particulièrement accessible, située devant le métro Grands Boulevards (ligne 9) et non loin de Richelieu-Drouot (ligne 8 et 9). Celle-ci est également ouverte six jours sur sept, pendant dix heures. Tous les jours sauf le dimanche.

«Selon nous, cette librairie a un grand futur», a ainsi témoigné Anne-Laure Vial sur Europe 1, assurant que son commerce et que toutes les librairies en général d'ailleurs étaient «des lieux, par définition, destinés à durer».

Et quand on lui demande si elle n'a pas peur de l'avenir, alors que de nombreuses librairies ferment leurs portes à Paris, elle répond simplement que «le marché du livre est assez solide en réalité».

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