Revivez la journée de mobilisation des «gilets jaunes»

Face à la hausse des prix des carburants et, plus largement, la pression fiscale ressentie, le mouvement populaire des gilets jaunes se mobilise ce samedi. Objectif : bloquer les routes et faire ainsi entendre leur colère au gouvernement. Suivez en direct cette journée de mobilisation qui pourrait s'avérer historique.

> 1 manifestante est morte en Savoie, 227 blessés dont 6 gravement, 117 INTERPELLATIONS, 73 personnes ont été placées en garde à vue, a indiqué le ministère de l'intérieur lors d'un point presse à 19h10, samedi

> Comme prévu, la mobilisation touche la France entière ET IMPRESSIONNE PAR SON AMPLEUR : 282.710 manifestants participent à la mobilisation, SELON LE GOUVERNEMENT

> A Paris, la situation est très tendue autour du palais de l'élysée et de la place beauveau

19h10 :

Bilan de la mobilisation : 1 mort et 227 personnes blessées sont à déplorer, ont indiqué les autorités lors d'un point presse, en présence de Christophe Castaner. 282.710 manifestants se sont mobilisés en France, il y a eu 117 interpellations suivies de 73 gardes à vue.

18H47 :

A Strasbourg, un motard de la police qui encadrait la manifestation des «gilets jaunes», a été percuté par un véhicule alors qu'il prenait en chasse une moto, qui roulait à vive allure.

«Le véhicule (à l'origine de l'accident) n'était pas concerné par la mobilisation», a indiqué la préfecture du Bas-Rhin.

Le fonctionnaire de police souffre de plusieurs fractures et a été hospitalisé.

Les deux femmes à bord de la voiture, choquées, ont été hospitalisées.

17H35 :

Un motard de la police, positionné à un carrefour dans le cadre de la sécurisation de la mobilisation des «gilets jaunes» à Strasbourg, a été hospitalisé après avoir été percuté par un véhicule samedi vers 15H20, a-t-on appris auprès de la préfecture.

17H11 :

La situation est tendue aux abords du palais de l'Élysée.

17H02 :

Deux policiers ont été blessés à Quimper après qu'un automobiliste les a volontairement percutés, a annoncé la préfecture du Finistère, qui n'a pas précisé la gravité de leurs blessures. Le conducteur a été interpellé.

À 16H30, des heurts opposaient aux abords de la préfecture forces de l'ordre et plusieurs centaines de «gilets jaunes». Les policiers ont notamment utilisé du gaz lacrymogène.

16H36 :

Les manifestants tentent de dresser des barricades sur les Champs-Élysées et la place de la Concorde.

16H22 :

Cette journée de mobilisation est l'occasion pour les responsables politiques des partis d'opposition de pointer du doigt la responsabilité du gouvernement dans la crise actuelle. Leurs réactions

16H20 :

Entre 5.000 et 6.000 «gilets jaunes» ont convergé, dans l'après-midi, devant le Zénith de Dijon mais la manifestation a dégénéré et nécessité l'intervention des forces de l'ordre.

Des motards sont partis vers le centre-ville alors qu'il était prévu que le rassemblement se dirige vers la rocade et la plupart des manifestants les ont suivis.

16H12 :

La préfecture de l'Isère appelle à cesser les rassemblements sur la voie publique «avant la tombée de la nuit», dans un communiqué publiée dans l'après-midi, en raison d'incidents et d'«actes dangeureux».

15h25 : 

Ca chauffe entre les forces de l'ordre et les manifestants sur les Champs-Élysées.

14h41 : 

Plusieurs discothèques profitent de la mobilisation pour organiser des soirées à thème samedi soir.

14h30 :

Les forces de l'ordre ont fait usage samedi de gaz lacrymogènes pour disperser des «gilets jaunes» qui bloquaient l'accès au viaduc des Egratz à Passy, en Haute-Savoie, a indiqué la préfecture.

14h04 :

Un homme qui a tiré en l'air devant des gilets jaunes est actuellement recherché à Saint-Leu, à la Réunion.

13H32 :

A la Réunion, l'ambiance est détendue chez les gilets jaunes.

13H10 :

Nouvelles tensions à Besançon avec ce restaurateur excédé empêché d'accéder à son lieu de travail.

12H49 :

Les Champs-Elysées sont désormais bloqués par les gilets jaunes à Paris.

12H45 :

Le ministère de l'Intérieur vient de dévoiler un nouveau bilan de cette journée de mobilisation. On dénombre 1 morts, 47 blessés (dont 3 graves) et 24 interpellations. Il y aurait 125.000 manifestants partout en France.

12H36 :

A Chambéry, la police empêche un automobiliste d'être violenté par les manifestants après qu'il a semble-t-il forcé un barrage.

12H31 :

Le rassemblement le plus important a lieu à Caen (Calvados) avec 800 manifestants rassemblés selon le Ministère de l’intérieur.

11h51 :

En Ille-et-Vilaine, les manifestants ont observé une minute de silence en hommage à la personne mortellement percutée à un barrage en Savoie. 

11H27 :

Selon le service police-justice, l'un des deux blessés à Arras se trouve dans un état grave.

11h23 :

Julien Aubert, député LR du Vaucluse, était l'invité de CNEWS ce matin. Il a apporté son soutien à la vague de contestation.

11h18 :

Sauf pour les secours, l'accès à de nombreuses stations essence est bloqué par les manifestants.

11h12 :

Des scènes qui se répètent depuis ce matin. Nouvelle friction entre un automobiliste et un gilet à jaune (Villeneuve-sur-Lot).

11h01 :

Nouveau blessé signalé à Sélestat (Alsace) cette fois-ci. Une manifestante de 45 ans a eu le pied écrasé par une voiture.

10h56 :

Des gilets jaunes «rusés» sur les Champs-Elysées.

10h52 :

A Paris, des gilets jaunes bloquent peu à peu le centre-ville. Ici, quai de la Rapée dans le XIIe arrondissement.

10h41 :

La situation est très tendue à Arras où un automobiliste a blessé deux gilets jaunes en voulant forcer un barrage. Un autre automobiliste qui souhaitait manifestement en découdre avec des gilets jaunes a été violemment projeté au sol et frappé.

10h17 :

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, il y aurait plus de 1.000 rassemblements et 50.000 manifestants partout en France.

10h13 :

Selon le service police-justice de CNEWS, 2 manifestants ont été légèrement blessés dans le Nord. Ils ont percutés par un fourgon.

10h10 :

A Grasse, une personne a été interpellée après avoir forcé un barrage. Les images montrent cet homme percuter un policier.

 

 

09h56 : 

Prise dans la panique, une automobiliste qui emmenait son enfant chez le médecin a percuté et tué une manifestante à hauteur d'un barrage à Pont de Beauvoisin en Savoie. La conductrice a été placée en garde à vue.

09h47 : 

Nouvel accrochage entre manifestants et opposante sont relayé sur Twitter. 

09h37 :

Certaines techniques utilisées pour bloquer les routes sont parfois surprenantes. Comme ici à Compiègne ou dans les environs de Nantes.

09h33 : 

Alors que les opérations escargots se poursuivent, des manifestants se regoupent désormais à Paris au niveau de l'Arc de Triomphe à Paris.

09h29 :

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a réclamé samedi au gouvernement une hausse du Smic pour calmer la grogne "légitime" des gilets jaunes, réitérant son opposition à participer à la mobilisation du jour à cause de la présence de l'extrême droite. "Pourquoi on ne parlerait pas augmentation des salaires? En cette fin d'année, le gouvernement va revoir la question du Smic. Pourquoi en termes de mesures pour aider le pouvoir d'achat on n'annoncerait pas une augmentation de ce salaire minimum?", a-t-il dit sur Europe 1. 

09h21 :

Les opérations escargots se poursuivent un peu partout dans le pays. A certains endroits, les gilets jaunes reçoivent le soutien des retraités et des ambulanciers.

08h52 :

Les consignes de sécurités rappelées aux gilets jaunes de Dordogne...

08h34 :

Jacline Mouraud, égérie des gilets jaunes, livre son témoignage sur CNEWS.

8h28 :

A Fontainebleau, on se mobilise aussi.

08h27 :

Au Touquet, la maison d'Emmanuel Macron fait l'objet d'une vigilance particulière selon un journaliste local sur place.

08h01 : 

Sur Twitter, de nouveaux internautes rapportent de nouveau que des tensions ont éclaté entre gilets jaunes et des automobilistes mécontents d'être bloqués.

07h56 :

Les péages et les ronds-points sont des espaces privilégiés par les gilets jaunes pour faire entendre leur voix.

 

 

07H47 :

Les premières tensions apparaissent entre manifestants et opposants au mouvement de protestation. Comme ici à Rouen ou à Boulogne-sur-Mer.

07h37 :

Les gilets jaunes sont parvenus à bloquer une partie du périphérique parisien. Ils sont à leur tour bloqués par les policiers qui s'efforcent de contenir la mobilisation en empêchant qu'elle s'étende. Certains manifestants appellent à se rendre devant l'Elysée pour montrer leur colère.

07h33 :

Les différents correspondants de CNEWS mobilisés en région rapportent que plusieurs automobilistes n'hésitent pas à manifester leur soutien aux gilets jaunes lors de leur passage à hauteur des blocages.

07h23 :

A Rouen et Toulouse, on s'organise aussi...

07h19 : 

A la Réunion aussi, le mouvement a fédéré des dizaines de mécontents.

07h12 : 

A Paris, des dizaines de gilets jaunes sont réunis dans le quartier de la porte Maillot. Des altercations ont lieu avec les policiers qui bloquent la route.

7h08 :

A Nantes, des gilets jaunes ont passé la nuit dans le quartier de la Beaujoire.

Vendredi 16 novembre

A la veille du mouvement, les «gilets jaunes» sont en pleine préparation, tandis que le gouvernement craint que le pays soit entièrement bloqué.

«On peut manifester, mais bloquer un pays alors que des services d'urgence peuvent avoir besoin de circuler, alors que tout un chacun peut avoir besoin de circuler demain, n'est évidemment pas acceptable», a prévenu le Premier ministre Edouard Philippe, en déplacement dans l'Essonne. 

Mercredi 14 novembre

A trois jours des manifestations sur le pouvoir d'achat, l'exécutif monte au front ce mercredi. Cela commence par Edouard Philippe, qui a détaillé sur RTL, ce matin, les mesures d'«accompagnement» préparées par le gouvernement face à la hausse des prix des carburants. Emmanuel Macron s'est quant à lui exprimé au 20H de TF1.

Emmanuel Macron «assume complètement» «les taxes du gouvernement»

Face à Gilles Bouleau, le président a assuré «entendre la colère» de ceux qui comptent manifester samedi. «Respect et considération», a-t-il résumé, ajoutant qu'il voulait «comprendre» cette grogne. «Les trois-quarts de la hausse du carburant, ce sont les cours mondiaux. Les taxes du gouvernement sont légitimes, je les assume complètement», a-t-il affirmé.

Il a mis en garde contre «beaucoup de gens, beaucoup de partis politiques qui veulent récupérer ce mouvement». Citant notamment La France insoumise et «une partie des socialistes», il a dénoncé ceux «qui sont en train de s'opposer à des choses qu'ils avaient [autrefois] aux-mêmes voté». «Je dis 'méfiance'», a-t-il conclu. 

Le gouvernement ferme sur les hausses des prix des carburants

«Non, on ne va pas annuler les hausses» des prix des carburants, a assuré le chef du gouvernement. «Mais nous entendons les Français et allons les accompagner dans cette transition écologique, difficile», a-t-il assuré. «Nous allons développer massivement la prime à la conversion. Pour les 20% des Français les plus modestes, la monter à 4.000 euros, pour des véhicules d’occasion, moins consommateurs», a-t-il ajouté. «On double l’objectif de primes à la conversion, on passe à un million. On est déjà à 280.000.»

Faire disparaître le chauffage au fioul dans les dix ans

Edouard Philippe a également annoncé que le gouvernement «va encore élargir le chèque énergie» pour bénéficier à 5,6 millions de foyers. L'objectif, dit-il, est de faire disparaître le chauffage au fioul dans les dix ans. «Nous allons développer la prime à la conversion des chaudières pour faire en sorte que les Français puissent se libérer de cette contrainte extraordinaire d'utiliser le fioul pour se chauffer», a déclaré le Premier ministre, qui promet de prendre en charge «un tiers du coût global de transformation».

Des sanctions pour les blocages de routes

Concernant les blocages des routes, le ministre a rappelé que «la loi s'applique» et que «l'entrave à la circulation, c'est sanctionné». «Je le dis aux Français : vous avez le droit de manifester, bien sûr, mais il faut prendre ses responsabilités et respecter la loi», a averti Edouard Philippe, soulignant qu'il a «le souci de la sécurité des Français» et que le droit de manifester est encadré par la loi et «passe par des déclarations» préalables.

Mardi 13 novembre

Conscient de la grogne sociale qui monte, le gouvernement tente de calmer ce mouvement qui l'inquiète. L'Élysée a fait savoir mardi, par la voix d'un conseiller, que l'exécutif allait accorder «une attention accrue au quotidien des Français», tout en estimant qu'il n'y avait «pas de mobilisation» contre les «réformes structurelles» engagées depuis le début du quinquennat.

Christophe Castaner a annoncé qu'il ne sera toléré aucun «blocage total». Le ministre de l'Intérieur s'inquiète du fait que «très peu» d'organisateurs ont déclaré en préfecture les manifestations prévues, ce qui complique d'autant les pronostics quant à la participation et, selon le gouvernement, fait peser des risques sur la sécurité des personnes. 

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