Après quatre ans de travaux, la prison de la Santé reprend du service

A terme, l'établissement accueillera environ 800 détenus. [© Capture Twitter / Nicole Belloubet]

La célèbre prison de la Santé, la dernière de Paris, a rouvert ce lundi 7 janvier après quatre ans de travaux et une profonde rénovation.

Les 80 premiers prisonniers devaient être transférés dans cette prison du 14e arrondissement, depuis les établissements – complètement saturés – de Fresnes (94) et de Fleury-Mérogis (91). A terme, près de 800 personnes, uniquement des hommes majeurs, y seront incarcérées.

Quatre ans de travaux de rénovation

La Santé était fermée depuis juillet 2014, pour quatre ans d’importants travaux de rénovation, durant lesquels seul le quartier de semi-liberté est resté ouvert. Le chantier a permis de remettre aux normes le bâtiment, qui était sorti de terre en 1867. Ainsi, toutes les cellules sont désormais équipées d’une douche, d’un petit frigo, d’une plaque de cuisson et d’une télévision. L’objectif d’un seul détenu par cellule ne devrait toutefois pas être tenu. 

La sécurité de la prison a de son côté été largement revue à la hausse, avec notamment la mise en place du brouillage téléphonique (et de téléphones fixes en cellule) ainsi que de filins de sûreté. Le but est d’éviter des évasions retentissantes, à l’instar de celle de Jacques Mesrine en 1978.

En vue de cette date fatidique, une «marche à blanc» avait été organisée courant décembre, afin de simuler le fonctionnement des portes, des alarmes ou encore des cellules. Les 380 surveillants ont participé, dont certains ont joué le rôle de détenus. Le jeudi 3 janvier, c'est Nicole Belloubet, la Garde des Sceaux, qui était venue inspecter la prison. Une visite qu'elle a relayé sur Twitter.

Le médiatique «quartier VIP», qui a vu passer Bernard Tapie, Maurice Papon, Jérôme Kerviel ou encore Michel Neyret, a, lui, été supprimé. A la place, seront installées des personnes vulnérables, victimes de violence ou souffrant de handicap. 

Par ailleurs, la prison va compter un nouveau quartier, dédié aux radicalisés, avec une quarantaine de places. L’enveloppe totale pour ces travaux est estimée à 180 millions d’euros. 

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