Paris : un migrant retrouvé pendu dans un jardin public

Le camp de migrants situé sous le périphérique parisien à Porte de la Chapelle (18e). [ Christophe ARCHAMBAULT / AFP]

Le collectif Solidarité migrants Wilson a annoncé sur sa page Facebook le décès d’un migrant à porte de la Chapelle, à Paris.

La victime se serait pendue ce samedi 13 juillet dans le square Charles Hermite, dans le 18e arrondissement de Paris. Ce sont d'autres personnes exilées qui auraint prévenu les services d’aide médicaux de la ville.

En revanche, aucune information n’a circulé concernant le nom, l’âge ou encore la nationalité de l’homme. Même si le parc était fermé à leur arrivée, des membres du collectif ont pu assister à «l’enlèvement du corps par les services funéraires».

Les circonstances précises de la mort n’ont pas été révélées mais le collectif a retrouvé, près du parc, un message d’appel à l’aide inscrit à même le sol à l’aide d’une craie. «Nous sommes jeunes. Nous sommes des réfugiés. Seuls des professionels peuvent nous venir en aide», pouvait-on lire.

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Un grafitti a été retrouvé à une dizaine de mètres du parc Charles Hermite [Capture d'écran Facebook Solidarité migrants Wilson]

Le collectif Solidarité migrants Wilson s’est engagé à rechercher l’identité de la victime : «si les vies ne sont pas protégées, qu’au moins les morts soient honorés !», a-t-il déclaré.

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Le corps du défunt déplacé par les serices funéraires de la ville de Paris [Capture d'écran Facebook Solidarité migrants Wilson] 

La mort de ce migrant s’ajoute à une longue liste. Le collectif parle d’ailleurs d’un décès «atroce mais tellement attendu !!»

Les collectifs d’aide aux migrants dénoncent depuis plusieurs mois maintenant les conditions d’accueil de ces derniers. Bon nombre d’associations. «Notre pays, notre continent, nos quartiers résonnent des cris de ceux qui appellent à l’aide», écrit le collectif sur sa publication.

Si plus de 2.260 migrants sont décédés en traversant la Méditerranée en 2018, plusieurs trouvent également la mort une fois après avoir gagné la terre ferme. En effet, dans la capitale française, les migrants doivent faire face à de terribles conditions de vie. Confrontés aux maladies et aux drogues dures, les exilés – souvent délaissés par les pouvoirs publics – préfèrent mettre fin à leurs vies.

Face aux rixes, aux camps de fortune insalubres et aux centres d’accueils surchargés, les maires des grandes villes ont également lancé un appel à l’État. Rappelons que 1.000 personnes vivent dans des campements parisiens, selon la Mairie de Paris. Pour le moment, Anne Hidalgo, la maire de Paris, n'a pas réagi. 

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