Arrêté anti-pesticides : un maire jugé à Rennes pour avoir voulu «protéger» ses habitants

L'élu comparait pour avoir pris, le 18 mai, un arrêté interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à moins de 150 mètre de toute habitation, notamment. [Sebastien SALOM-GOMIS / AFP]

Un maire peut-il se substituer temporairement à l'État pour protéger la santé de ses habitants? La question est posée à Rennes devant la justice par le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), qui a interdit l'usage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations.

«Maire courage», «Mme la Préfète, Laissez nos maires nous protéger», «Pesticides, herbicides, fongicides... Quel que soit leur nom c'est pour nos poumons». A l'instar des multiples banderoles, entre 700 et plus de 1.000 sympathisants, habitants de la région et membres d'organisations écologistes (Eaux et Rivières de Bretagne, Agir pour l'environnement etc) mais aussi des enfants de Leaukaterre, des membres d'Extinction Rebellion, étaient venus soutenir Daniel Cueff devant le tribunal administratif de Rennes.

L'élu écologiste sans étiquette comparait pour avoir pris, le 18 mai, un arrêté interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques «à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d'habitation ou professionnel».

Mais la préfecture réclame sa suspension en référé, au motif qu'un maire n'est pas compétent pour prendre des décisions sur l'utilisation de produits phytosanitaires, y compris au nom du principe de précaution, un pouvoir réservé à l'État.

La décision du tribunal sera rendue la semaine prochaine. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles