Paris : les rues se féminisent dans la capitale avec la rue Juliette Récamier

Dans le 7e, la rue Juliette Récamier a été «rebaptisée» ce jeudi 21 novembre. Dans le 7e, la rue Juliette Récamier a été «rebaptisée» ce jeudi 21 novembre.

Pour féminiser les rues de la capitale, la municipalité parisienne entend apposer le prénom sur chacune de celles qui portent déjà un nom de femme. Ce jeudi 21 novembre, la première d'entre elles – la rue Récamier (7e) – devient officiellement la rue Juliette Récamier.

C'est un triste constat, mais, à Paris, seulement une part infime des rues, boulevards et places de la capitale portent des noms de femmes. Et parmi elles, certaines ne mentionnent même pas le prénom de l'illustre femme.

Seuls quelques érudits savent donc que la rue et le boulevard de Rochechouart font référence à Marguerite de Rochechouart, une religieuse qui dirigea l'abbaye de Montmartre au début du XVIIIe siècle.

Pour palier ce manque et rendre à chaque femme l'hommage qu'elle mérite, la municipalité parisienne a ainsi voté cette année en conseil de Paris le changement officiel de plusieurs dizaines de nomemclatures.

Parmi elles, la rue de la Tour d'Auvergne (9e) va devenir la rue Louise-Emilie de la Tour d'Auvergne, puis la Villa Dury Vasselon (20e) se nommera Villa Hortense Dury Vasselon ou encore la rue Furtado-Heine (14e) rebaptisée rue Cécile Furtado-Heine.

Ce sera également au tour des rues de Staël et Vigée Le Brun, deux artères du 15e arrondissement, très prochainement destinées à devenir les rues Germaine de Staël et Elisabeth Vigée Le Brun ainsi que le rue Marceline Desbordes-Valmore (16e), l'avenue Anne-Eugénie Milleret de Brou (16e) et enfin, la rue des Docteurs Augusta et Jules Dejerine (20e).

Pour la municipalité parisienne, il s'agit en effet de «concrétiser des décisions prises en conseil de Paris», mais surtout de remettre les femmes sur le devant de la scène, en mettant en avant le parcours des plus illustres d'entre elles.

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