Tout savoir sur Chems-Eddine Hafiz, nouveau recteur de la Grande mosquée de Paris

Chems-Eddine Hafiz, 65 ans, nouveau recteur de la Grande mosquée de Paris, succède à Dalil Boubakeur. [LIONEL BONAVENTURE / AFP]

En succédant à Dalil Boubakeur, qui a démissionné samedi et dont il était le «fidèle collaborateur» depuis plus de 20 ans, Chems-Eddine Hafiz est devenu le nouveau recteur de la Grande mosquée de Paris. Que savons-nous de cet avocat d’affaires franco-algérien ?

C'est sur proposition de son prédécesseur que le magistrat de 65 ans a été élu à l'unanimité. «J’ai commencé ma progression d’avocat en 1986 à Alger», avait confié en 2015 à Avocatparis.org celui qui exerce à Paris depuis 1991. 

Durant sa carrière, Chems-Eddine Hafiz a régulièrement traité des dossiers sur l’Algérie et la France et a «conseillé des grands groupes français qui entretenaient des relations commerciales avec l’Algérie». Parmi ses affaires qui ont fait le plus de bruit se trouve celle des caricatures de Mohammed parues dans Charlie Hebdo. Un procès perdu en appel face au journal satirique. 

Ce «familier des autorités françaises et algériennes», comme le décrit notamment Jeune Afrique en 2011, compte parmi ses amis Nicolas Sarkozy. D'après l'hebdomadaire panafricain, Hafiz doit sa médaille de l'ordre national du Mérite et la Légion d'honneur à l'ancien chef d'Etat français. C'est d'ailleurs par affection pour l'ancien président que le magistrat franco-algérien avait pris en 2003 sa carte à l'UMP. 

«défendre les musulmans contre une stigmatisation de plus en plus vive»

La même année, il a été élu à la présidence de l’association qui produit l’émission Islam sur France 2. Lui-même s’était donné l’objectif de «défendre les musulmans contre une stigmatisation de plus en plus vive qui ferait le jeu d’extrémistes religieux». Il a partagé avoir l'espoir d'attirer «d’autres gens dans ce combat».

Pour l'avocat, la relation entre la France et l'Algérie représente «un enjeu fondamental des années à venir», déclarait-il encore dans Jeune Afrique. Vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM) depuis 2008, il se voyait depuis longtemps succéder à Dalil Boubakeur et ainsi prendre part au renforcement de ce lien entre les deux nations.

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