La qualité de l'air en Ile-de-France s'améliore et par conséquent celle autour des écoles, mais de nombreuses établissements restent exposés à des taux de particules fines supérieurs aux recommandations de l'OMS, a indiqué l'association Respire ce mardi 10 mars.
L'association a croisé les données d'Airparif et des établissements accueillant des enfants. En 2018, ce sont ainsi 467 écoles qui dépassaient les limites légales de dioxyde d'azote (NO2), dont 350 dans Paris, 104 en petite couronne et 13 en grande couronne. Ce chiffre est en recul par rapport à 2017, quand un total de 643 établissements étaient soumis à des dépassements de seuil. Une carte interactive est disponible.
«Il reste de nombreux établissements en dépassement, ce qui correspond au fait que les concentrations sur Paris restent supérieures aux normes légales. Près d'un million de Parisiens sont exposés à des dépassements selon Airparif», souligne l'association Respire dans un communiqué. La situation est particulièrement préoccupante dans les 4e et 10e arrondissements de Paris.
Concernant l'exposition aux particules fines, tous les établissements «sont en dessous des seuils légaux». Mais il en va autrement pour les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus strictes : 100 % des établissements restent exposés à des valeurs supérieures pour les PM2.5 et 78 % pour les PM10 à Paris, 100% pour les PM2.5 et 35% pour les PM10 en petite couronne.
Le nombre d'établissements «pollués» divisé par trois
«Il y a une diminution de la pollution de l'air en Ile-de-France», constate Olivier Blond, directeur de l'association Respire. A Paris, sous la mandature d'Anne Hidalgo, le nombre d'établissements dépassant les seuils légaux de NO2 a été divisé par plus de trois, passant de 1140 à 350. «Mais il reste des établissements concernés par les dépassements de seuil», souligne-t-il.
L'association réclame une diminution du trafic routier aux abords des écoles, qui passe par «la piétonisation de certaines rues, la création de zones à circulation douce, des rues aux enfants, l'installation de stationnement pour les vélos...»
La pollution de l'air endommage les vaisseaux sanguins, entraînant une élévation de la pression artérielle, du diabète, des AVC, des crises cardiaques et des insuffisances cardiaques. Selon une étude publiée début mars, la pollution atmosphérique réduit l'espérance de vie dans le monde de près de trois ans en moyenne, et provoque 8,8 millions de décès prématurés par an.
