Yuriy a été entendu par les policiers mercredi, pour la première fois, quasiment un mois et demi après son passage à tabac mi-janvier dans le quartier Beaugrenelle (15e) à Paris, a-t-on appris ce jeudi 25 février.
Une audition d'une heure et demi pas plus, où il a notamment été question de l'affrontement du 10 janvier, soit 5 jours avant son agression, auquel Yuriy aurait participé et qui serait l'élément déclencheur, selon le parquet de Paris, de la rixe au cours de laquelle il a été violemment frappé.
L'échange – qui n'a pas duré plus longtemps en raison de l'état de santé du jeune homme – est sans aucun doute le premier de plusieurs autres, encore nécessaires pour comprendre comment une bande d'une dizaine de garçons a pu s'en prendre aussi violemment à un adolescent alors âgé de 14 ans.
11 jeunes mis en examen
Au total, 11 jeunes ont été mis en examen dans ce dossier, dont la plupart est domicilié à Vanves, dans les Hauts-de-Seine (92). Ils sont poursuivis, selon les cas, pour «tentative d'assassinat» ou «vol avec violences» et «participation à une association de malfaiteurs». Six d'entre eux sont aujourd'hui incarcérés.
Cette agression survenue dans un quartier jugé plutôt calme – filmée et diffusée sur les réseaux sociaux – avait suscité l'émoi au sein de la classe politique et chez plusieurs célébrités, braquant les projecteurs sur les phénomènes des bandes dans la capitale.
Cette semaine, des rixes entre bandes de jeunes en Essonne ont fait deux morts, un adolescent mardi 23 février et une collégienne de 14 ans lundi 22 février. Depuis cinq ans, le nombre de bandes reste pourtant stable, tant sur l'agglomération parisienne que sur la capitale, souligne-t-on de source policière, qui précise que «46 bandes actives» ont été recensées dans la région, dont «15» à Paris.
