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Pancarte antisémite : la jeune femme sera jugée en septembre pour «provocation à la haine raciale»

Le ministre de l'Intérieur a réagi sur Twitter. [JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP]

L'image d'une femme brandissant une pancarte antisémite dans la manifestation anti-pass sanitaire à Metz, samedi, a suscité l'indignation. La manifestante, interpellée lundi, sera jugée le 8 septembre pour «provocation à la haine raciale».

Elle encourt un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

Confirmant son statut d'enseignante, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer avait annoncé lundi qu'elle sera «suspendue en attendant les suites disciplinaires».

Dimanche, au lendemain de la manifestation, le ministre de l'Intérieur avait annoncé avoir saisi le préfet de Moselle afin d'effectuer «un signalement au parquet». La justice avait de son côté ordonné une enquête.

«Cette pancarte est abjecte. L'antisémistime est un délit, en aucun cas une opinion. De tels propos ne resteront pas impunis», avait déclaré Gérald Darmanin, assurant que les services de police étaient «mobilisés pour identifier leur auteur».

Dans la foulée, le préfet Laurent Touvet avait condamné «avec la plus grande fermeté ce messag». La préfecture a précisé qu'une «enquête est ouverte par le parquet de Metz». Interrogé par l'AFP, celui-ci a précisé qu'il s'agissait d'une enquête de flagrance confiée au commissariat de Metz.

Une photo diffusée sur les réseaux sociaux montre une jeune femme brandissant la pancarte incriminée sur laquelle sont inscrits les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels, dont certains sont juifs.

La Licra va porter plainte

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a annoncé pour sa part dimanche son intention de porter plainte, considérant que l'«on est très clairement en présence d'une pancarte à l'antisémitisme assumé». Il «faut être intraitable», a-t-elle souligné. SOS Racisme a également déclaré dans un communiqué «étudier» la possibilité de poursuites judiciaires.

«Consternant et révoltant», a dénoncé Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.

«Ignoble»

«L'antisémitisme a tué hier et tue encore aujourd'hui. L'antisémitisme n'est pas une opinion. C'est un délit, qui doit être condamné systématiquement», a renchéri, toujours sur Twitter la ministre déléguée à l'Egalité, Elisabeth Moreno.

Le délégué général d'En Marche ! Stanislas Guérini, a également fustigé «l'antisémitisme à visage découvert. Ignoble. Glaçant», et l'a estimé «passible de poursuites».

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