Alors qu’Emmanuel Macron a lancé mardi une «mission flash» d’un mois pour établir un plan de sortie de crise des services d’urgences, Marine Le Pen a vivement moqué l’initiative du président.
«Une mission flash, c’est comme le loto. On a une chance sur 20 millions de gagner». C’est en ces termes que Marine Le Pen, candidate RN aux législatives à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) a raillé sur France 2 la mission pour les urgences de l’hôpital annoncée hier par Emmanuel Macron.
«La réalité c’est que ça fait cinq ans qu’il n’a rien fait pour l’hôpital et même il a contribué à aggraver la situation. Ils ont fermé des dizaines de milliers de lits, y compris en pleine crise du Covid, ils ont expulsé 15.000 soignants de l’hôpital et aujourd’hui on constate que la situation est telle qu’on met en danger la situation de nos compatriotes», a-t-elle poursuivi.
Marine Le Pen a ensuite détaillé ses propositions pour sauver l’hôpital, plaidant pour la réintégration «immédiate» des soignants écartés, un changement dans la manière de diriger l’hôpital, une réforme des urgences.
«Et puis il faut arrêter l’immigration massive. Parce que quand on fait rentrer des centaines de milliers de personnes chaque année et qu’on baisse des lits et bien à moment donné ça finit par poser problème», a-t-elle également asséné.
120 services d'urgence en alerte
L’association Samu-Urgences de France tirait il y a quelques jours l’alerte sur les services d’urgence. Entre les fermetures de nuit, «délestages» sur d'autres hôpitaux, accès filtrés par les Samu, par faute de soignants, au moins 120 services d'urgence ont été forcés de limiter leur activité ou s'y préparent, selon une liste établie le 20 mai par l'association Samu-Urgences de France (SUdF).
Face à cette situation catastrophique, Emmanuel Macron a chargé mardi 31 mai le professeur François Braun, président de Samu-Urgences de France d’une «mission flash» d’un mois visant à diagnostiquer la crise et de proposer des solutions. Sa mission «aura vocation à expliquer, territoire par territoire, là où sont les manques, de pouvoir les chiffrer», en particulier les questions de manque de personnel.
François Braun devra remettre son rapport «au plus tard le 1er juillet» à la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon.
![Selon la direction, cette mesure a pour objectif de «ne pas fermer de lits» durant l'été. [Anne-Christine POUJOULAT / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_97g6ld-taille1200_6273ecf442ee2_0.jpg?itok=D_1sAaE6)