Réunis à Saint-Brevin-les-Pins pour une marche de soutien au maire démissionnaire, les élus de gauche ont été accusés de récupération politique, ce qu'ils démentent.
Venus soutenir le maire démissionnaire de Saint-Brévin-les-Pins, devenu le symbole des élus locaux victimes de violences, les partis de gauche se sont défendus de toute récupération politique. Au micro de CNEWS, le patron du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a défendu une démarche visant à défendre «des valeurs qui sont celles de tous les républicains».
A l'initiative de la gauche, une marche au coeur de cette station balnéaire de Loire-Atlantique était prévue à partir de 17h, en soutien à Yannick Morez et contre «la menace de l'extrême droite». Le maire de Saint-Brevin-les-Pins a en effet choisi de quitter ses fonctions après avoir été visé par des menaces, notamment de la part de groupuscules d'extrême droite, et à la suite d'un incendie déclenché à son domicile.
«Reformer l'arc républicain»
Mais Yannick Morez a décidé de ne pas participer à l'événement. S'il a remercié les élus lui apportant leur soutien, il a aussi regretté «la discrétion de la droite sur cette thématique» ainsi que «la récupération politique, notamment par l'extrême gauche, de cette marche qui se voulait au départ transpartisane».
Pourtant «il n'y a aucune volonté de récupération, a assuré Olivier Faure auprès de CNEWS. On n'est pas venu avec des drapeaux du PS, de la France insoumise, des écologistes ou du Parti communiste. On est venu avec une écharpe tricolore, simplement pour dire qu'ici nous défendons des idées, des valeurs qui sont celles de tous les républicains».
Le premier secrétaire du PS a affirmé avoir «conversé avec tout l'arc républicain pour faire en sorte que chacun trouve sa place et pas simplement telle ou telle formation qui serait issue de la Nupes [...] Ça n'est pas un appel de la gauche pour la gauche».
Soulignant la nécessité «de dire les choses ensemble et de reformer cet arc républicain qui permet de dire où sont les limites», Olivier Faure s'est défendu : «Je me suis battu pendant des mois contre la réforme des retraites et je vais continuer à le faire le 6 juin prochain avec la gauche mais, aujourd’hui, j’étais prêt à défiler y compris avec Renaissance, avec Horizons, avec Les Républicains».
Au départ de la marche, vers 17h, entre 1.000 et 2.000 personnes étaient présentes. Pour lancer le défilé, la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, a fait longuement applaudir Yannick Morez, le décrivant comme «le visage dans les valeurs et dans les actes [...] de la République du réel, pas celle des slogans». En tête de cortège, une banderole clamant «Soutien au maire de Saint-Brevin, la République en danger» était brandie.
![Elisabeth Borne a affirmé que le gouvernement prendrait «à bras-le-corps» les violences contre les élus. [BERTRAND GUAY / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/0borneelu-taille1200_64639062c1845_0.jpg?itok=zAYf7jhZ)