Fragilisé par son bilan politique et ses sorties médiatiques, le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye pourrait faire les frais d’un remaniement ministériel, de plus en plus d'actualité. Pour le remplacer, plusieurs pistes sont envisagées par Emmanuel Macron.
Un secret de polichinelle. Alors que les rumeurs d’un remaniement se font de plus en plus pressantes, le nom de Pap Ndiaye fait partie des premiers cités pour être remplacé au sein du gouvernement. En échec sur plusieurs dossiers importants, et auteur de saillies médiatiques controversées, le locataire de la rue de Grenelle n'est plus en odeur de sainteté auprès du président de la République.
Un bilan mitigé et des polémiques
Ses récents dérapages verbaux, notamment au sujet des rédactions de CNEWS et d’Europe 1, auront définitivement scellé son sort. Ce n’est plus un secret, Emmanuel Macron envisage très certainement de remplacer Pap Ndiaye à la tête du ministère de l’Éducation nationale, à l’occasion d’un remaniement qui devrait se profiler dans les prochaines semaines.
Il croyait pourtant avoir toutes les cartes en main pour réussir. Si le ministère de l’Éducation nationale est réputé pour être difficile à gérer, Pap Ndiaye avait en effet montré toute son ambition et sa détermination en s’engageant dans de nombreux projets pour réformer en profondeur le système éducatif, depuis le salaire des professeurs jusqu’à la réforme du lycée professionnel, en passant par un plan pour la mixité sociale.
Un an plus tard, force est de constater que le bilan du ministre est plus que mitigé, et que les mesures engagées sont, de l’avis des professeurs, très insuffisantes. Dès lors, le président de la République pourrait opter pour du changement, en installant une personnalité politique, non issue de la société civile, afin de regagner du crédit au sein d’une administration qui tendait à le soutenir en 2017, mais qu’il a majoritairement perdue en 2022.
Plusieurs noms dans la short-list
À cet égard, plusieurs noms reviennent de manière récurrente dans la liste des prétendants au poste. Si Édouard Philippe et Bruno Le Maire ont souvent été cités, le premier a tout simplement récusé cette hypothèse, tandis que le second aurait d’ores et déjà expliqué qu’il n’avait «ni l’envie ni la vocation» à relever ce défi.
Enfin, les noms de Gabriel Attal, Olivier Véran, ou encore Aurore Bergé ont été récemment évoqués. Ces trois personnalités de premier plan de la majorité ont chacune des arguments à faire valoir, et pourraient choisies pour Emmanuel Macron. Reste à savoir si le poste pourrait leur faire envie, et s’ils se sentent capables de relever l’immense défi de la gestion d’une administration qui compte près d’1,2 million de fonctionnaires, soit un cinquième de l’emploi public en France.
![Pap Ndiaye était invité à s'exprimer sur la grève des personnels du JDD. [JULIEN DE ROSA / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_33mq4px-taille1200_64abd514e826a_0.jpg?itok=rf6ZJeMy)