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Remaniement : tout savoir sur Aurore Bergé, nommée ministre des Solidarités en remplacement de Jean-Christophe Combe

Aurore Bergé devra poursuivre les chantiers engagés par son prédécesseur. [Ludovic MARIN / AFP]

Le ministre des Solidarités Jean-Christophe Combe a été remplacé ce jeudi 20 juillet par la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé.

Une femme de poigne. Désormais ministre des Solidarités, Aurore Bergé a la réputation d’être pugnace et inflexible. Première – et plus jeune - femme à avoir été élue présidente du principal groupe de l’Hémicycle, cette politique de 36 ans a toujours férocement défendu les positions de l’Élysée, en s’imposant dans la macronie depuis son élection comme députée des Yvelines en 2017.

Avant de rallier le parti présidentiel, Aurore Bergé a eu un parcours atypique. Soutient de Nicolas Sarkozy puis d'Alain Juppé en passant par François Fillon, la diplômée de Sciences Po Paris, a aussi compté parmi les proches de Valérie Pécresse. Ses affinités successives lui ont ainsi value la réputation d’être ambitieuse.

Si elle espérait depuis longtemps rejoindre les rangs du gouvernement, ce pur produit de la génération Y s’est retranché, en bonne Marcheuse, dans le rôle d’une des députés les plus active de l’aile droite de la majorité.

Une personnalité clivante

Ancienne communicante, habile dans les tractations, la personnalité de la nouvelle ministre des Solidarités ne fait toutefois par l’unanimité. Alors que certains reconnaissent son épaisseur politique et sa solidarité, d’autres lui collent l’étiquette d’opportuniste.

D’après le nouveau ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal, «elle n’a peur ni d’enfiler les gants ni de prendre des coups». Une combativité imposante qui impressionne dans le paysage politique actuel parfois impitoyable.

«Une personnalité comme Aurore Bergé est clivante. Il y aura toujours quelqu’un chez Renaissance pour en dire du mal d’autant qu’elle a un groupe de proches qui, comme elle, sont issus de la droite», confiait toutefois à La Dépêche un ministre venu des rangs du PS.

Attendue sur de nombreux chantiers

Dans sa nouvelle fonction, Aurore Bergé aura fort à faire et devra poursuivre les chantiers – dont les résultats sont très attendus dans les secteurs concernés - engagés par son prédécesseur Jean-Christophe Combe. Parmi eux figure une nouvelle stratégie de lutte contre la pauvreté, que la Première ministre doit présenter la semaine prochaine.

La nouvelle ministre des Solidarités devra également reprendre à son compte la «feuille de route» pour venir en aide au secteur des Ehpad, promise pour septembre par Jean-Christophe Combe.

En outre, elle sera attendue sur la mise en œuvre d'un plan annoncé en juin pour augmenter le nombre de places en crèches et améliorer la qualité d'accueil des tout-petits, ainsi que sur la lutte contre le non-recours aux prestations sociales.

Enfin, une proposition de loi de la majorité présidentielle consacrée au «bien vieillir» est également en chantier, mais son examen à l'Assemblée nationale vient d'être reporté sine die, suscitant l'inquiétude et l'incompréhension des professionnels du secteur.

L'entrée au gouvernement d’Aurore Bergé entraîne une nouvelle élection à la tête du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, avec la candidature attendue du vice-président Sylvain Maillard.

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