Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Parlement européen : pourquoi le RN ne siégera-t-il plus avec le parti allemand de l’AfD ?

Le Rassemblement national, présidé par Jordan Bardella, a mis fin à son alliance avec l AfD à la suite des nombreux propos tendancieux sur les nazis émis par des membres du parti. [REUTERS/Abdul Saboor]

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a «pris la décision de ne plus siéger» avec les Allemands de l'AfD au Parlement européen, à la suite de propos polémiques de sa tête de liste pour les élections européennes.

Des propos intolérables qui mettent fin à une collaboration. Ce mardi 21 mai, Jordan Bardella a annoncé que le groupe du Rassemblement national au Parlement européen ne siégerait plus aux côtés du parti d'extrême droite «Alternative für Deutschland» (Alternative pour l'Allemagne, ndlr). 

Les propos de la tête de liste aux européennes de l'AfD Maximilian Krah, qui avait notamment considéré qu'un SS «n'est pas automatiquement criminel», a convaincu celle du Rassemblement national de clôturer cette entente. 

«Nous avions eu des discussions franches, les leçons n'ont pas été tirées : nous en tirons les conséquences», a expliqué à l'AFP Alexandre Loubet, directeur de campagne de Jordan Bardella, en référence aux innombrables polémiques suscitées par ce partenaire allemand, aussi encombrant qu'il paraissait indispensable pour maintenir le groupe Identité et démocratie (ID), dans lequel siégeaient jusqu'alors les deux formations.

Un parti surveillé par les services de renseignements 

Créé en 2013, le parti allemand populiste et anti-migrants avait jusqu'au début de l'année le vent en poupe, les sondages lui laissant espérer arriver en tête avec près de 25% des suffrages.

Mais, à la mi-janvier, la participation, révélée par des médias, de certains de ses membres à une réunion de l'ultradroite pour discuter d'un projet d'expulsion massive de personnes étrangères et de nationaux réputés mal assimilés avait choqué le pays.

La semaine dernière, l'une des figures du parti, Björn Höcke, a été condamné à 13.000 euros d'amende pour avoir utilisé un slogan nazi.

Dans le passé, il avait déjà qualifié le monument de l'Holocauste à Berlin de «mémorial de la honte» et appelé à un «changement à 180 degrés» de la culture du souvenir dans le pays, conduisant les services de renseignement outre-Rhin à une surveillance de l'AfD.

Le parti est désormais créditée d'environ 15% d'intentions de vote, reléguée à la deuxième, troisième voire quatrième position.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités