«Il faut une réforme syndicale dans notre pays et durcir les conditions du droit de grève», a estimé ce mardi sur CNEWS Marion Maréchal, tête de liste Reconquête aux élections européennes.
Retirer leurs subventions et mieux encadrer le droit de grève. Invitée sur CNEWS ce mardi 21 mai, la tête de liste Reconquête aux élections européennes Marion Maréchal s'est prononcée sur les syndicats de la fonction publique, en particulier ceux de la SNCF, réclamant une «réforme syndicale» en France, pour mieux «durcir les conditions du droit de grève».
Alors que la circulation des trains de banlieue parisienne et des RER reste très compliquée ce mardi en raison d'une grève de la SNCF, Marion Maréchal a déploré la situation, estimant que c'est «insupportable, on est là face à une caste de syndicalistes professionnels qui maintenant, régulièrement prennent en otages les Français pour obtenir des avantages complètement démesurés et indécents», a fustigé Marion Maréchal.
«Je ne comprends pas qu’on ait un gouvernement qui chaque fois, cède à ce chantage, au lieu de poser le grand sujet qui est celui de la réforme syndicale dans notre pays. Nous ne devons plus avoir une caste de syndicalistes professionnels, nous ne devons plus avoir des syndicalistes qui aujourd’hui ont des heures de délégations qui dépassent la moitié de leur temps travail», a-t-elle poursuivi.
Plus de subventions publiques pour les syndicats
«Il faut dorénavant qu’il n’y ait plus de subventions publiques, les syndicats doivent vivre de leurs adhésions. Il ne doit plus y avoir de renouvellement possible de mandat au-delà de deux fois, il ne doit plus y avoir de monopole syndical comme c’est le cas aujourd’hui au premier tour. Il faut faire en sorte d’avoir des syndicats qui soient réellement représentatifs des salariés, en particulier dans la fonction publique et surtout, nous devons durcir les conditions du droit de grève, qui, je le rappelle au départ, n’existaient pas dans le statut de la fonction publique», a déclaré Marion Maréchal.
«Il n’est pas normal qu’il y ait cette prise en otage à un moment particulier où il y a les vacances scolaires. A minima il faut interdire le droit de grève au moment des vacances scolaires et des jours fériés dans la fonction publique, ce qui parait être le minimum en contrepartie de la sécurité de l’emploi», a précisé la tête de liste Reconquête aux européennes.
«Dans le statut de la fonction publique, tel qu’il a existé, au départ ce droit de grève n’existait pas il a fini par être acquis et aujourd’hui on a gardé tous les avantages en ayant annulé tous les devoirs qui incombaient. Je pense qu’il faut rééquilibrer ce statut et en particulier une fois de plus, arrêter de laisser entre les mains de syndicats professionnels de gauche voire d’extrême gauche qui cherchent à chaque fois à faire la poche des Français et font vivre un enfer», a-t-elle conclu.
![La circulation des RER et trains de banlieue parisienne sera très perturbée mardi, en marge d'une grève des cheminots. [Aurore MESENGE / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_1mx6v3-taille1200_66471262e6391.jpg?itok=kr0u_tVe)