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80 ans du Débarquement : qui était Heinrich Severloh, ce soldat allemand surnommé «la bête d’Omaha» ?

Le soldat allemand a échappé à la mort lors du débarquement. [Capture d'écran X @RealTimeWWII]

Certains soldats ont marqué l'histoire lors du débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, survenu il y a 80 ans. Parmi eux figure Heinriche Severloh, un soldat allemand qui aurait tué ou blessé près de plus de 2.000 soldats américains à lui-seul.

Une «légende» parmi les rangs de l’armée allemande. Lors du débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, de nombreux soldats se sont illustrés par leur bravoure du côté des Alliés pour libérer la France. Mais au sein des rangs armés de l’Allemagne nazie, un soldat a acquis la notoriété lors de cette journée historique : Heinrich Severloh.

Surnommé «la bête d’Omaha», il a affirmé, dans sa biographie («WN 62 : Mémoires à Omaha Beach Normandie, 6 juin 1944») publiée en 2000, avoir tué ou blessé plus de 2.000 soldats alliés lors du débarquement en Normandie.

Mais avant ce fait d'arme, Heinrich Severloh a eu une vie plutôt calme. Né dans le nord de l’Allemagne en 1923, en sortie de la Première Guerre mondiale, il a rapidement rejoint la Wehrmacht, l’armée allemande, dès ses 18 ans, avant d’être envoyé en France, puis sur le front de l’est en 1942 lors de la Seconde Guerre mondiale.

Ce n’est qu’en 1943 qu’il a débarqué en Normandie, au sein de la 352e division d’infantrie, où il réalisa son plus grand fait d’armes. Lors du débarquement des soldats américains en Normandie, le soldat allemand se trouvait alors dans un poste de tir situé à près de 500 mètres de la zone d’arrivée de la première vague de bateaux alliés.

Équipé d’une mitrailleuse MG42, Heinrich Severloh a mitraillé durant de nombreuses heures les soldats américains en train de débarquer sur les côtes normandes. Selon ses dires, il aurait tiré plus de 12.500 cartouches.

Une «performance» qui le hantera toute sa vie

Malgré cette reconnaissance acquise à la sortie de son livre, Heinrich Severloh a souvent regretté ce passage de sa vie. «C’était au minimum 1.000 hommes qui ont été tués, certainement plus que 2.000. Je ne sais pas exactement combien d’hommes j’ai tué. C’était horrible. Le fait d’y penser me donne envie de vomir», a-t-il déclaré dans une interview en 2004.

Arrêté au lendemain du débarquement après avoir fui son poste de tir, Heinrich Severloh sera d’abord condamné à de la prison aux États-Unis avant d’être transféré au Royaume-Uni pour des travaux forcés.

Il ne retrouvera l’Allemagne et sa ferme natale qu’en 1947, sur demande de son père auprès des autorités britanniques. Au cours de sa vie d’après-guerre, Heinrich Severloh a également eu l’occasion de se lier d’amitié avec un aumônier militaire, David Silva.

Une amitié particulière qui a duré jusqu’à la mort du soldat allemand, survenue le 14 janvier 2006, à l’âge de 82 ans.

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