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Cyberattaques : près d’un député et sénateur sur cinq a déjà vu ses données privées exposées sur le Dark Web

Plusieurs méthodes peuvent éviter tout risque de piratage ou de fuite de données. [Unsplash]

Environ un député et sénateur sur cinq a été victime d'une fuite de données sur le Dark Web, selon une étude publiée ce jeudi 30 mai par les spécialistes en cybersécurité Proton et Constella Intelligence.

Les personnalités politiques françaises ne sont pas à l’abri de voir leurs données exposées sur le Dark Web. D’après une étude publiée ce jeudi et menée par Proton, en partenariat avec Constella Intelligence, 166 membres de l’Assemblée nationale et du Sénat parmi les 925 (18 %) que compte la France ont vu leurs informations personnelles exposées sur cette partie méconnue du Web.

Les données récoltées par Proton et Constella Intelligence permettent également de déterminer qu’il existe une certaine disparité en terme de «cyber-hygiène» chez les responsables politiques français : si 115 des 348 sénateurs ont été victimes de fuites, seulement 51 des 577 membres de l’Assemblée nationale ont été exposés, soit 8,8 % d’entre eux.

Ces chiffres, impressionnants au regard des rôles des sénateurs et des députés à travers la France, reste correcte par rapport à plusieurs pays voisins. À titre de comparaison, les députés britanniques sont les plus grandes victimes de fuites de données privées sur le Dark Web, avec plus de deux tiers (68 %) d’entre eux qui ont vu leurs données y apparaître.

La France, un bon élève en Europe

Au niveau européen, la France fait également mieux, puisque le pourcentage moyen de personnalités politiques européennes qui ont leurs informations exposées sur le Dark Web est de 44 %.

La majorité des informations divulguées sur Internet l’ont été en raison du piratage de fournisseurs de services tiers tels que LinkedIn, Adobe, Dailymotion ou encore Dropbox. Même si une prise de contrôle hostile de l’un de ces comptes ne permet pas à un attaquant d’accéder aux secrets d’État, elle pourrait révéler des communications privées ainsi que d’autres données sensibles.

Pour lutter face à ces failles de sécurité qui peuvent représenter par la suite une menace, il est notamment conseillé d’utiliser des alias de messagerie afin de masquer l’identité de son compte, ou encore d’utiliser un gestionnaire de mots de passe afin d’avoir une protection forte, aléatoire et unique pour chaque compte sans devoir se souvenir d’un mot de passe différent pour chaque site.

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