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Suspicion de versements en liquide sur fond de «fausse augmentation» : le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle visé par une enquête

Cette stratégie aurait été pensée pour compenser la fin du mandat de conseillère générale de l’ancienne adjointe, ainsi que la baisse d'un quart des indemnités des élus municipaux. [OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP]

Une enquête a été ouverte ce mercredi 5 juin contre le maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle, soupçonné d'avoir mis en place un système pour verser indûment 16.800 euros à son ancienne première adjointe, a indiqué le Parquet.

Éric Piolle a-t-il fait un tour de passe-passe budgétaire pour pouvoir effectuer des versements en liquide pendant deux ans à son ancienne première adjointe ?

Une enquête a été ouverte ce mercredi contre le maire écologiste de Grenoble à la suite de la parution d'un article du Canard Enchaîné qui l'accuse d'avoir versé indûment 16.800 euros à son ancienne première adjointe, ce qui a conduit le parquet à ouvrir une enquête. 

Le maire de Grenoble, mais également son ancienne adjointe, Elisa Martin, et un intermédiaire sont ainsi poursuivis pour «concussion», passible de 5 ans de prison et 500.000 euros d’amende, mais aussi pour «recel de délit», a indiqué le procureur Éric Vaillant. Pour l’heure aucun des mis en cause n’a réagi.

«Si les faits sont avérés, ils sont extrêmement graves»

Selon le journal satirique, un ancien collaborateur d’Éric Piolle avait bénéficié d’une hausse de salaire de 600 euros en décembre 2016, mais s’était vu demander de rétrocéder 400 euros à Elisa Martin, afin d’étoffer ses fins de mois. 

Ce stratégème aurait été pensé pour compenser la fin du mandat de conseillère générale de l’ancienne adjointe - aujourd’hui députée LFI, ainsi que la baisse d'un quart des indemnités des élus municipaux, conformément aux règles de la municipalité. 

L’ouverture de l’enquête a suscité plusieurs réactions indignées, notamment de la part d’Emilie Chalas, qui avait perdu son siège de député face à Elisa Martin : «Si les faits sont avérés, ils sont extrêmement graves», a réagi sur X celle qui avait été tête de liste République en Marche aux élections municipale de 2020 à Grenoble.

L’ancien maire de Grenoble Alain Carignon - également condamné en 1996 pour corruption - a également déploré des faits «d’une exceptionnelle gravité», rompant «définitivement la confiance des Grenoblois».

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