Onze individus âgés de 16 à 20 ans ont été interpellés, puis placés en garde à vue, dans le cadre des dégradations et incendies survenus le 27 avril dernier dans le centre-ville de Givors (Rhône), a appris CNEWS ce jeudi 6 juin.
Un coup de filet opéré fin mai. La police a procédé à l'interpellation de onze individus suspectés d'avoir participé aux dégradations commises en avril dernier à Givors (Rhône), a appris CNEWS jeudi 6 juin, d'une source proche de l'enquête.
L'interpellation et le placement en garde à vue se sont produits le 29 mai dernier. Sept individus avaient d'abord été arrêtés, avant que les autres ne soient identifiés dans la foulée puis interpellés également.
Parmi toutes les personnes arrêtées - majoritairement âgées de 16 à 20 ans - sept personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire en attendant la suite des investigations, tandis que deux autres individus ont été placés en détention provisoire en attendant leur procès 24 juin prochain. Les deux derniers individus ont été laissés libres, a indiqué l'AFP.
Neuf suspects déjà connus de la police
Selon les informations données à CNEWS par une source proche de l'enquête, trois des personnes interpellées étaient inconnues des forces de l'ordre.
Pour mémoire, de nombreuses dégradations avaient été commises le 27 avril dernier dans le centre-ville de Givors. Quatre véhicules, dont deux voitures de police municipale, avaient été incendiés.
Les troubles avaient démarré après l'interpellation de cinq personnes soupçonnées d'avoir agressé un mineur, qui avait suscité l'attroupement de «plusieurs dizaines d'individus hostiles» autour des forces de l'ordre, rappelle la police.
Dans la soirée, plusieurs dizaines de personnes avaient attaqué la mairie à coups de tirs de mortier et de projectiles. Après avoir escaladé un portail, ils avaient brûlé deux véhicules de police municipale et en avaient dégradé deux autres appartenant à la municipalité.
Le maire, Mohamed Boudjellaba, s'était déclaré «choqué» et avait dénoncé le «sentiment d’impunité» dont faisaient preuve les auteurs. La municipalité avait porté plainte.
![L’intervention des policiers a finalement permis de ramener le calme. [DENIS CHARLET / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_1mt11g_662dfe0d5a70a_0.jpg?itok=oTtro58m)